Quand Delasablo ne produit pas des dessins, il prépare un documentaire dont le point de convergence est La Maison du pain. Il durera au moins 90 minutes et devrait être diffusé à l’automne, annonce l’artiste aussi connu sous le nom de Nicolas de la Sablonnière.
Quand Delasablo ne produit pas des dessins, il prépare un documentaire dont le point de convergence est La Maison du pain. Il durera au moins 90 minutes et devrait être diffusé à l’automne, annonce l’artiste aussi connu sous le nom de Nicolas de la Sablonnière.

Delasablo tourne à la Maison du pain

À la mi-mars, dans les pages de ce journal, l’artiste Delasablo racontait que le projet qui l’aide à composer avec la crise du coronavirus consiste en la création d’un carnet de dessins. Ce n’est pas son unique occupation, cependant. Celui qu’on connaît également sous le nom de Nicolas de la Sablonnière prépare aussi un long métrage épousant la forme d’un documentaire.

Depuis plusieurs semaines, en effet, le peintre et cinéaste multiplie les entrevues, le point de convergence étant La Maison du pain. Cette boulangerie artisanale établie à Chicoutimi lui est familière, puisqu’elle a recours à ses services pour la livraison de ses produits. Entre deux courses, l’Arvidien sort sa caméra afin de capter les commentaires livrés par différentes personnes, notamment des clients, de même que ses collègues de travail.

« Déjà, je possède suffisamment de matériel pour me rendre à 1h30 », s’est-il émerveillé à l’occasion d’une entrevue réalisée récemment sur les lieux du tournage. Cette initiative, qui a été amorcée de manière spontanée, sous l’impulsion des circonstances exceptionnelles que l’on sait, lui a fourni plus de matière qu’anticipé. À vrai dire, le film, qui devrait être diffusé à l’automne, si tout fonctionne comme prévu, abordera plusieurs thèmes simultanément.

« Il sera question des activités de La Maison du pain, mais aussi de la crise du coronavirus et de la mésaventure qui m’est arrivée dernièrement, soit le dégât d’eau à la suite duquel j’ai dû quitter mon appartement », raconte Delasablo.

Comme d’habitude, ce projet est mené à force de bras, porté par sa conviction qu’il est possible de faire du cinéma dans cette région, même avec des moyens limités.

Son plus récent documentaire, un autre long métrage, s’inscrivait dans le droit fil de sa série brossant des portraits d’artistes. Peut-être le plus réussi de tous, ce document intitulé La magie de Daniel T. permet de découvrir la vie et l’oeuvre du peintre chicoutimien Daniel T. Tremblay.