Inspirés par le groupe saguenéen Beyond Fiction et son chanteur Bruno Girard, plusieurs fans ont slammé à l’intérieur du Côté-Cour, vendredi soir, à l’occasion du festival de musique alternative Le Délüge.

Début prometteur et tonitruant pour Le Délüge

Ceux qui croient que le Québec est pris avec un surplus d’électricité ne se trouvaient pas au Côté-Cour de Jonquière, vendredi soir. Même de la rue Saint-Charles, on entendait clairement la musique du groupe saguenéen Beyond Fiction, sur scène aux alentours de 21 h. C’est l’une des cinq formations qui ont défilé à cet endroit, tandis qu’au même moment, à la Salle Nikitoutagan, d’autres artistes invités à lancer la deuxième édition du festival Le Délüge libéraient des tonnes de décibels.

« C’est rempli dans les deux places et cette année, on a élargi nos horizons. Il y a du ska, du reggae et du heavy rock, entre autres, parce que les amateurs de metal et de punk n’ont pas d’oeillères », a raconté l’un des membres du comité organisateur, Jean-François Gravel, à l’occasion d’une entrevue réalisée sur le terrain qui longe le Côté-Cour. En attendant l’arrivée de la formation suivante, Boundaries, plusieurs dizaines de jeunes faisaient comme lui, profitant du temps doux pour jaser sous les étoiles.

Proposant une version sportive du chaos, certains venaient de slammer au son des hymnes metal de Beyond Fiction, encouragés par le chanteur Bruno Girard dont la voix est si rauque qu’à côté de lui, Éric Lapointe aurait l’air d’un clone de Bruno Pelletier. Ça bûchait, mais pas bêtement parce que ce groupe est très soudé, capable d’introduire des changements de ton à volonté, sans jamais perdre le fil de la chanson.

« On vous aime en tabarnak », a lancé le chanteur à l’auditoire qui, il vaut la peine de le préciser, était majoritairement masculin et très barbu. Le moment était venu de quitter, cependant, afin de permettre à Boundaries de prendre le relais. Cette fois, c’est le punk qui a eu droit de cité, une version tranchante et néanmoins festive qui a mis la table en attendant la tête d’affiche, Dance Laury Dance.

« L’an passé, nous avons reçu 500 personnes en deux jours, ce qui était inespéré. Cette fois, notre objectif est d’en accueillir 600 et ça regarde bien en ce qui touche la vente des passeports », se réjouit Jean-François Gravel. Il rappelle que des spectacles gratuits - et acoustiques - auront lieu samedi à la terrasse de la Voie Maltée, de 13 h 30 à 16 h 30, alors que d’autres groupes se succéderont dans les salles mentionnées tantôt, puis à L’Envol et à L’Hopera dès minuit.

Le spectacle le plus attendu sera celui des Saintes Catherines à la Salle Nikitoutagan, prévu pour 23 h. Ces vétérans de la scène punk n’ont pas joué depuis plus de deux ans il s’agit de leur unique sortie cette saison. « Le chanteur Hugo Mudie est le mentor du Délüge, ce qui explique sa présence ici. Ça va attirer du monde », anticipe Jean-François Gravel.