La maison de Samuel Bédard, de même que son hangar, peuvent être visités cet été, sur le site du Musée Louis-Hémon. L’an prochain, par contre, ils seront inaccessibles pour cause de restauration.
La maison de Samuel Bédard, de même que son hangar, peuvent être visités cet été, sur le site du Musée Louis-Hémon. L’an prochain, par contre, ils seront inaccessibles pour cause de restauration.

Début de saison décevant au Musée Louis-Hémon de Péribonka

Guylaine Perron, directrice générale du Musée Louis-Hémon, se doutait que ce serait tranquille cet été, mais pas à ce point. Deux semaines après la réouverture de l’institution nichée à Péribonka, au Lac-Saint-Jean, le nombre de visiteurs atteignait à peine la cinquantaine. On est loin, très loin, du rythme de l’an dernier, alors qu’on avait enregistré 2500 entrées.

« C’est un peu décourageant, mais j’ai communiqué avec d’autres responsables de sites touristiques au Lac-Saint-Jean et ils me disent que c’est la même chose chez eux. De notre côté, nous continuerons quand même à faire de la promotion, avec les moyens dont nous disposons. Il faut attirer la clientèle régionale », a-t-elle confié lors d’une entrevue accordée au Quotidien.

Pour donner une idée de l’ampleur du défi, en temps normal, 20 % des visiteurs proviennent du Saguenay-Lac-Saint-Jean. C’est 5 % de plus que la clientèle internationale qui, on le sait, ne sera pas au rendez-vous. Quant aux touristes provenant des autres régions du Québec, ils représentent 65 % de l’achalandage. Or, là aussi, on anticipe une baisse significative.

Trois expositions sont présentées cet été, au Musée Louis-Hémon. La direction souhaite que plus de gens les découvrent d’ici à la fin de la saison.

Le plus triste, si la tendance se maintient, est qu’une partie des effectifs ne travaillera pas aussi longtemps que prévu. « Si c’est trop tranquille, malheureusement, certains de nos huit employés finiront plus tôt dans la saison », souligne ainsi la directrice générale.

Une expérience complète

Outre la crise sanitaire, l’un des facteurs qui ont pu jouer contre le Musée Louis-Hémon est le temps exceptionnellement clément qui règne dans la région. « C’est la folie dans les campings. On voit que les gens sont plus à l’aise à l’extérieur », avance Guylaine Perron. Positive malgré tout, elle affirme que l’institution a beaucoup à offrir aux personnes qui y feront escale.

Outre l’exposition permanente intitulée Maria Chapdelaine, vérités et mensonges, le musée présente jusqu’au 12 septembre l’exposition Les parlers de la Sagamie. S’y ajouteront une exposition consacrée au chantier touristique Péribonka, le 10 juillet, ainsi que des ateliers centrés sur les savoirs d’antan (reliure, tissage, tressage, fabrication de chandelles et de savon). Ils auront lieu le mardi à 13 h 30, ainsi que le jeudi à 11 h, du 7 juillet au 20 août.

« Nous offrons l’expérience complète, cet été, à l’exception des visites guidées. Par contre, en raison du chantier, l’offre sera moins grande en 2021 », fait observer Guylaine Perron. En effet, si tout se déroule comme prévu, le musée sera relocalisé à l’intérieur de l’église et il ne sera pas possible de visiter la maison de Samuel Bédard, pas plus que son hangar. Déménagés au village, près du nouveau bâtiment qui abritera des services assurés par la municipalité, ils seront en cours de restauration.