Nicolas Ellis attribue au travail, ainsi qu’à une part de chance, les belles opportunités qui ont ponctué ses débuts comme chef d’orchestre.

Début de carrière exemplaire pour Nicolas Ellis

Nicolas Ellis vivra une expérience intéressante le 30 juin, alors qu’il dirigera les Violons du Roy pour la première fois de sa jeune carrière. Le chef d’orchestre originaire de Chicoutimi remplacera nul autre que le fondateur de cette formation, Bernard Labadie, à l’occasion d’un concert présenté au Domaine Forget. Le programme comprend deux oeuvres de Mozart, ainsi que le Concerto pour piano numéro 5, dit L’Empereur, de Beethoven.

S’il connaît bien le pianiste Charles Richard-Hamelin, qui assumera le rôle de soliste, le jeune homme devra apprivoiser un groupe de musiciens qui ne l’a jamais vu à la tribune. D’aucuns pourraient être intimidés, mais il aborde ce rendez-vous en affichant une belle sérénité. « Ce sera un défi que de remplacer une grosse pointure. J’ai hâte, cependant, et je sais que les Violons du Roy veulent travailler avec moi, puisque ça fait une couple de fois qu’ils m’invitent », a confié le maestro au Progrès, plus tôt cette semaine.

Pour une fois, les horaires ont concordé, ce qui amorcera sur une bonne note la saison du chef d’orchestre. C’est ainsi qu’il vivra une deuxième prise de contact le 15 juillet, cette fois à la tête du McGill Chamber Orchestra. Livré dans la magnifique salle de concert du Domaine Forget, le programme lui a permis de faire connaissance avec le compositeur François Dompierre.

« Je l’ai rencontré pour parler des oeuvres que nous présenterons avec sa collaboration, puisqu’il jouera au piano, en plus de raconter quelques anecdotes. Il s’agit d’une figure légendaire, un homme qui a sculpté la culture québécoise dans les années 1970 et 1980, qui a travaillé avec Michel Tremblay et Félix Leclerc », s’émerveille Nicolas Ellis. Entre-temps, il dirigera trois concerts avec l’Orchestre Métropolitain, qui lui a conféré le statut de collaborateur artistique. Ils auront lieu entre le 5 et le 9 juillet.

Pour compléter son été, le maestro participera à une expérience très tendance, en ce sens qu’elle mobilisera des drones à la faveur d’un concert extérieur. Tenu à Québec, au Domaine Maizerets, ce rendez-vous donnera lieu à un ballet aérien coordonné par les gens de chez Nocturna. Les musiciens, eux, interpréteront L’Ouverture Guillaume Tell de Rossini, Le beau Danube bleu de Johann Strauss, le premier mouvement de la Symphonie numéro 5 de Beethoven, ainsi que Roméo et Juliette de Tchaïkovski.

« Je me sens privilégié de jouir d’aussi belles opportunités à ce stade de ma carrière. Ça prend du travail et un peu de chance. J’en profite au maximum », commente Nicolas Ellis, à qui la saison 2018-2019 réserve des sorties avec l’Orchestre Métropolitain, l’Orchestre symphonique de Québec, l’Orchestre symphonique d’Ottawa, l’Orchestre du Centre national des arts, ainsi que l’Orchestre symphonique de l’Agora, dont il est l’un des fondateurs.

Il aura également la chance de diriger Les Idées Heureuses le 30 septembre, alors que cette formation proposera des cantates de Bach à la Salle Bourgie de Montréal, dans le cadre d’une série étalée sur dix ans, coordonnée par Arte Musica. « Chaque fois qu’un chef rencontre un orchestre pour la première fois, il doit se prouver, ce que je trouve excitant. Il faut installer une relation de respect des deux côtés, ce qui se passe dans les dix premières minutes », explique le Chicoutimien.