Debbie Lynch-White présentera le spectacle Elle était une fois, vendredi, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi.

Debbie Lynch-White découvre la vie de tournée

Debbie Lynch-White n’avait jamais goûté aux joies de la vie de tournée avant de créer le spectacle Elle était une fois. C’est donc une expérience nouvelle et agréable que vit la comédienne et chanteuse depuis quelques semaines. Elle qui fera escale au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi, vendredi à 20 h, apprécie même les longs déplacements sur les artères enneigées du Québec.

« J’adore faire de la route et rencontrer des gens qui me connaissent surtout par l’entremise de la télévision. C’est bien l’fun et, pour prévenir le rhume, je prends beaucoup de vitamines », a lancé l’artiste d’un ton enjoué, il y a quelques jours. Le plus drôle est qu’au moment de réaliser l’entrevue, elle arrivait à L’Assomption, justement en voiture, afin de présenter des pièces figurant dans son panthéon personnel.

Toutes, sauf une, ont été écrites par des femmes, l’exception étant Destin, de Jean-Jacques Goldman, intégrée au programme parce que l’interprète, Céline Dion, compte parmi ses idoles. On retrouve du Francine Raymond, un succès des Spice Girls, La vie d’factrie de Clémence Desrochers, Ironic d’Alanis Morissette, du Barbara, du Pink et du Safia Nolin, ce qui montre à quel point Debbie Lynch-White fait dans l’éclectisme.

« Ça représente un bon défi, mais comme je ne fais pas des imitations, ce n’est pas si pire. Par contre, je n’ai pas le choix d’effectuer un bon réchauffement vocal avant d’entrer en scène, sinon ça ne pardonne pas. Dans un tel contexte, on peut se blesser facilement », fait-elle observer. Le moment le plus exigeant, le plus « piégeux » pour sa santé, survient à la fin du spectacle. Il coïncide avec le clin d’œil adressé à La Bolduc.

En plus de l’incarner au cinéma, la jeune femme a enregistré la bande sonore, ce qui ne signifie pas qu’elle peut reprendre ses classiques en pensant à ses impôts. « Ça constitue une grosse commande, puisque j’ai tourné le film il y a deux ans. En plus, il y a la turlutte, ainsi que le souffle que ça prend pour arriver au bout de la chanson. Si on ne respire pas au bon moment, ça ne fonctionne pas », énonce Debbie Lynch-White.

La sélection des chansons a été réalisée avec la complicité du metteur en scène Frédéric Dubois. Quant à l’interprétation, elle est offerte dans un cadre intimiste, sous une grosse lune qui veille sur l’artiste et ses musiciens Gabriel Gratton, Simon Pedneault et Lysandre Bourdages. Le programme n’a pas bougé depuis le début de la tournée, mais ses interventions comportent une part d’improvisation.

« Chaque spectacle nous a procuré du plaisir et il y en a un, présenté à Saint-Jean-sur-Richelieu il y a quelques semaines, où nous avons eu une fiche parfaite. Le public était en feu et de notre côté, tout a fonctionné comme nous le souhaitions », raconte l’artiste. Bien qu’elle se définisse comme une comédienne, la chanson a toujours occupé une grande place dans sa vie.

« Pour moi, c’est une source de plaisir depuis mon enfance, alors que mon père m’accompagnait à la guitare. J’y vois une autre manière de pratiquer le métier d’interprète, la différence étant qu’au théâtre, je sais que l’équipe va m’aider si quelque chose accroche. Quand je chante, par contre, je ressens un plus grand vertige », confie Debbie Lynch-White.