Francis Garneau aborde la finale nationale du Concours de musique du Canada avec sérénité. Il en profitera pour interpréter les deux premiers mouvements d’un concerto de Charles-Auguste de Bériot.

De retour à la finale nationale

Francis Garneau est encore un petit garçon, du haut de ses 9 ans. Pourtant, le violoniste originaire d’Alma vient de décrocher deux médailles d’or à l’occasion du Festival de musique du Royaume et s’apprête à participer, une fois de plus, à la finale nationale du Concours de musique du Canada. Il a rendez-vous avec les juges le 29 juin, à l’Université McGill.

Ce jour-là, une oeuvre seulement figurera au programme, un concerto du Français Charles-Auguste de Bériot. Le jeune interprète exécutera les deux premiers mouvements, qui lui sont familiers depuis un an. « Ça m’a demandé beaucoup de travail. Il y a des parties difficiles », a-t-il raconté mercredi, à l’occasion d’une entrevue accordée au Progrès.

Francis Garneau pratique deux heures par jour et c’est cette application, jumelée à un talent certain, qui lui a permis d’accéder à la finale. Lors des étapes précédentes, en effet, il a exécuté une sonate de Mozart et une étude de Kreutzer, ainsi que la Valse villageoise de Claude Champagne.

« Ça représente un travail énorme », confirme son père Richard.

Francis Garneau aborde la finale nationale du Concours de musique du Canada avec sérénité. Il en profitera pour interpréter les deux premiers mouvements d’un concerto de Charles-Auguste de Bériot.

Violoniste professionnel, il parle en connaissance de cause, mais insiste sur la notion d’équilibre, l’idée que le plaisir doit prendre le pas sur le désir de décrocher la première place. Pas question d’imposer quoi que ce soit à son fils, si doué soit-il pour la musique. Il faut que l’impulsion vienne de lui et tant mieux si d’autres activités, notamment le hockey, cohabitent avec le répertoire classique.

« On va là pour s’amuser et se dépasser, mentionne d’ailleurs Francis Garneau en parlant de la finale. J’aime le voyage, coucher à l’hôtel et jouer devant des juges. Je ne suis pas tellement nerveux. » Toute la famille l’accompagnera à Montréal et, peu importe ce qui se produira à McGill, l’horaire comprendra une sortie à La Ronde, annonce l’auteur de ses jours. Toujours la notion d’équilibre.

N’empêche que c’est la troisième année consécutive que l’Almatois accède à la finale nationale. Seuls les candidats ayant obtenu une note de 87 % jouissent de ce privilège et lors de sa dernière participation, il a hérité d’une quatrième place en vertu d’un score de 91 %. « Chez les 9 ans en violon, c’était très serré », se souvient Richard Garneau.

Quant à la source d’inspiration de son fils, elle est facile à identifier et ne figure pas sur une carte de hockey.

Francis Garneau aborde la finale nationale du Concours de musique du Canada avec sérénité. Il en profitera pour interpréter les deux premiers mouvements d’un concerto de Charles-Auguste de Bériot.

« C’est un fan fini d’Alexandre Da Costa. Francis a plusieurs de ses disques et l’a vu répéter il y a quelques mois, en plus de lui parler et d’assister à son concert lorsqu’il s’est produit à Alma (à la salle Michel-Côté). Il est fasciné par ce violoniste », révèle le paternel.