Les bénévoles et collaborateurs de la huitième édition du Zoom Photo Festival Saguenay ont pris part à un 5 à 7, dimanche, à La Pulperie de Chicoutimi pour souligner la fin de l’événement. Michel Tremblay, directeur général et artistique, et Jacques Fortin, directeur général de La Pulperie de Chicoutimi, posent ici de chaque côté de l’affiche.

De plus en plus connu

Après huit éditions, le Zoom Photo Festival Saguenay gagne en notoriété. L’événement consacré au photojournalisme est de plus en plus connu au Canada et dans le monde.

Le directeur général et artistique de l’événement, Michel Tremblay, se réjouissait dimanche, dernier jour de l’événement, de voir que les efforts investis depuis plusieurs années portent maintenant leurs fruits. Alors que l’organisation faisait des pieds et des mains pour faire connaître le festival et dénicher des invités à ses débuts, certains photojournalistes internationaux se sont inscrits eux-mêmes cette année, sans avoir été sollicités par les responsables. C’est le cas de photographes de la Norvège, notamment.

« On voit que le bouche-à-oreille et la publicité commencent à donner des résultats, a souligné le fondateur de l’événement, qui est aussi photographe de presse pour Le Quotidien et Le Progrès. Un journaliste du Globe and Mail me disait que le Zoom commençait à s’imposer comme plaque tournante pour le photojournalisme au Canada. » L’événement a aussi obtenu une couverture dans deux médias italiens, en art et en économie.

Il espère que le Zoom Photo Festival Saguenay s’inscrira, à l’image du festival REGARD sur le court métrage et le Festival international des arts de la marionnette, parmi les événements qui font rayonner le Saguenay-Lac-Saint-Jean à l’international.

Nouvelles activités

L’événement, maintenant bien connu dans la région, a aussi permis de tenir de nouvelles activités lors de la huitième édition. Des photographes ont notamment rencontré des élèves de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, à l’occasion de sept conférences. Les élèves devaient ensuite prendre leurs propres photos.

Une table ronde portant sur la place des Autochtones dans les médias a aussi été organisée à l’Université du Québec à Chicoutimi dans le cadre du festival. « Ce sont des choses qu’on rêvait de faire au début et qui se réalisent maintenant », a-t-il souligné.

Michel Tremblay ne pouvait préciser l’achalandage de la huitième édition qui s’est étalée sur près d’un mois, à partir du 12 octobre. Une étude est présentement réalisée à ce sujet. Toutefois, La Pulperie de Chicoutimi, principal site d’exposition, parmi la dizaine que compte l’événement, a constaté une augmentation des visites du public.

Une rétrospective de la huitième édition du festival est par ailleurs présentée au Pavillon du quai des croisières, à La Baie, jusqu’au 29 novembre. Les personnes qui souhaitent poursuivre l’expérience du Zoom Photo Festival peuvent aussi se rendre sur la section « Wide View » du site du festival, alimentée tout au long de l’année.

Le directeur général compte maintenir la même formule pour la neuvième édition, en espérant pouvoir compter sur des expositions aux sujets aussi diversifiés que ceux de cette année. L’exposition du World Press Photo demeurera l’une des pièces centrales du festival. « Même si des personnes trouvent certaines photos choquantes, c’est ça la réalité, aussi, et on ne peut pas faire comme si ça n’arrivait pas », a-t-il conclu.