Geneviève Brochu et Émilie Simard, de la galerie Kréa2, sont photographiées parmi les oeuvres de Daniel T. Tremblay et Pascale Simard. Les amateurs d’art peuvent les voir jusqu’au 23 mars.

De nouvelles expositions à la galerie Kréa2

L’expérience tentée l’année dernière incite la propriétaire de la galerie Kréa2, Émilie Simard, à persister. Une nouvelle programmation a été montée, toujours dans le but de mettre en valeur le travail des artistes qui l’allument, et la liste des invités circule depuis jeudi. Elle a été dévoilée lors du vernissage des expositions Demain, dès l’aube de Pascale Simard, et de Parcours, qui regroupe des oeuvres récentes du peintre Daniel T. Tremblay.

Ils sont les premiers à se lancer et le dialogue engagé par leurs créations se prolongera jusqu’au 23 mars. Il correspond à l’esprit qui anime la galerie arvidienne (1935 rue Davis), où on aime que des univers différents sollicitent l’attention des visiteurs. « Un autre avantage tient au fait qu’on ne rejoint pas les mêmes gens. Chaque exposition aide l’autre à obtenir plus de visibilité », fait valoir Émilie Simard, dont la démarche est appuyée par Geneviève Brochu et Moïra Scheffer-Pineault.

Cette formule qui a fait ses preuves en 2019 sera reprise une nouvelle fois du 9 avril au 20 juin. Pendant que Joëlle Gagnon proposera Allégories nordiques, une exposition réunissant ses dessins, Ann Saint-Gelais témoignera de son goût pour les oeuvres numériques dans le cadre de l’exposition Par delà l’image. Au début de l’été, par ailleurs, c’est un mariage très particulier qui aura lieu chez Kréa2.

Une exposition de photographies réalisées par Jayanta Guha, au fil de sa longue et fructueuse carrière, mettra l’accent sur un aspect méconnu de son travail. Comme le suggère le titre de son exposition, Ombre et lumière, les images choisies par l’artiste, ainsi qu’Émilie Simard, se distinguent par leur douceur « En examinant ses archives, j’ai remarqué que plusieurs photos laissent voir des ombres, des reflets, des textures. Elles possèdent un caractère introspectif, incitent à la méditation », note la galériste.

Jusqu’au 4 septembre, ses trésors cohabiteront avec les créations d’Audrey Larouche, enseignante en art au Cégep de Jonquière. La différence est qu’elle les préparera sur place, à la faveur d’une résidence étalée sur trois semaines. « Cette démarche comporte une part de risque, reconnaît Émilie Simard. Elle donnera lieu à un rush de production. L’artiste sera dans l’urgence. »

Pour compléter ce nouveau cycle d’expositions, Kréa2 accueillera des personnes dont le travail a rarement abouti sur la place publique, sinon jamais. Ce sera le cas de eNCey, dont la première exposition aura pour titre L’aval d’une vie. Quant au second projet, visible du 18 septembre au 18 décembre, il prendra la forme d’un tandem réunissant Émilie Simard elle-même, ainsi que Martin Bol.

« Ça va s’appeler Résonnance et l’un des objectifs consistera à mettre en évidence les tableaux réalisés par Martin. Tous récents, ils sont le fruit d’une approche cérébrale, mathématique. On connaît sa musique, mais peu de gens ont vu à quoi ressemble sa peinture », raconte Émilie Simard. Et comme si ce n’était pas suffisant, elle publiera, en novembre, le deuxième numéro du magazine Créatura. Des livres d’art vont aussi émailler son année, dont un consacré au travail de Jayanta Guha.