Patrick Simard incarnera Cupidon dans une comédie intitulée Des scènes d'amou-Our, présentée le 14 février, au Côté-Cour de Jonquière.

De l'amour et de l'humour au Côté-Cour

Ce n'est pas d'hier qu'on fait rimer amour avec humour. Juste dans la littérature d'expression française, cette association a quelques siècles d'ancienneté, d'où l'intérêt que suscite le cabaret proposé par le Théâtre 100 Masques, le 14 février à 20 h, au Côté-Cour de Jonquière. Pour célébrer dignement la Saint-Valentin, il a créé un spectacle intitulé Des scènes d'amou-Our, fruit d'un collage mettant à contribution 20 textes produits par 14 auteurs français.
La liste est longue et prestigieuse, de Molière à Sacha Guitry, en passant par Marivaux, Courteline, Feydeau, Corneille et bien d'autres. Tous, bien sûr, ont livré leur vision du couple, parfois en pesant fort sur les tensions qu'il génère. C'est en rassemblant des extraits étonnamment cohérents que le metteur en scène Dario Larouche a tricoté une histoire, celle d'un homme et une femme (Bruno Paradis et Érika Brisson) dont la vision de l'amour se conjugue rarement au même temps.
« Plusieurs des extraits proviennent de comédies, puisqu'on y voit fréquemment des couples qui se chicanent, décrit l'homme de théâtre. Ils vont dans les extrêmes. Il y a plein de contrastes et c'est surprenant de voir à quel point les textes que j'ai retenus se sont bien imbriqués. Je n'ai pas eu beaucoup de retouches à faire et ça donne une histoire rocambolesque, fort amusante. »
Pendant que le public dégustera des cocktails qu'il qualifie de pseudo-aphrodisiaques, les deux comédiens se livreront à des échanges pas toujours avenants, le tout sous l'oeil de Cupidon, un personnage incarné par Patrick Simard. Celui-ci aura le pouvoir de mettre l'histoire sur PAUSE à sa guise, ce qui lui permettra d'émettre des commentaires exprimés à travers des textes de chansons livrés sans musique.
« Toutes ces pièces sont connues et quand on les lit, les paroles laissent transparaître une certaine naïveté », décrit Dario Larouche. Puisqu'on se trouve au cabaret, il y aura de la musique et elle viendra du groupe Pistrable, dont l'un des membres est le directeur technique du Côté-Cour, Louis Moisan. Présent sur la scène, ce trio livrera des chansons d'amour, mais sans paroles.
Il y a longtemps que le Théâtre 100 Masques n'a pas présenté un spectacle à la Saint-Valentin, la dernière expérience du genre, Les soirées du grand écart, remontant à 2006. Comme la moitié des 80 places disponibles ont déjà été retenues (on réserve au numéro 418-698-3895), ça augure bien pour la suite des choses.
« J'aimerais explorer ce thème pendant un certain temps, le rêve ultime étant de produire une pièce autour de Phèdre, à défaut de monter l'intégrale. Je souhaite pouvoir le faire l'an prochain », confie Dario Larouche.