Ça sent l'été quand des comédiens comme Éric Chalifour, Guylaine Rivard et Andrée-Anne Giguère se regroupent autour d'un poêle barbecue. Or, celui-ci se trouvera au coeur de la nouvelle production du Théâtre CRI, Directement du propriétaire, présentée du 14 au 18 juin.

De l'absurde pour clore la série Entre 4 murs

Les quatre saisons du Théâtre CRI prendront fin avec l'été, alors que la compagnie jonquiéroise étrennera la dernière pièce découlant du projet Entre 4 murs : Directement du propriétaire. Elle sera à l'affiche du 14 au 18 juin et, comme c'est le cas depuis le début de cette belle folie, le public est convié au 3967 rue Saint-Antoine, là où résident les deux fondateurs, Guylaine Rivard et Serge Potvin.
Ce que verront les gens qui squatteront l'une des 30 places disponibles, à compter de 20 h, c'est la cuisine et le patio de la maison centenaire, un angle qui n'avait pas été exploité au cours des trois premières créations. Ça tombe bien, puisque les personnages incarnés par Éric Chalifour, Andrée-Anne Giguère et Guylaine Rivard, qui a mis en scène un texte de son cru, sont engagés dans un party hot-dogs tout ce qu'il y a de plus convivial.
« Nous serons dans le théâtre absurde à la manière de Claude Meunier et Louis Saia, d'une pièce comme Les voisins. Il y aura l'idée de la fête et ça va sentir le hot-dog », a promis Guylaine Rivard mercredi, au cours d'une entrevue accordée au Progrès. Elle laisse entrevoir qu'il y aura des surprises, notamment au sein de la distribution, et que les spectateurs seront mis à contribution.
Rappelons que le concept d'Entre 4 murs prévoit l'intégration d'un fait divers dans chacune des productions, une règle à laquelle n'échappera pas Directement du propriétaire. Cette fois, il s'agira d'un drame mettant en cause un enfant, mais le ton adopté rendra la chose moins glauque qu'on pourrait l'imaginer. « Tout en étant dur, le thème est abordé de façon légère parce j'ai tenu compte de la période de l'année où le spectacle est présenté. C'est aussi l'occasion de célébrer les 20 ans de la compagnie », fait observer Guylaine Rivard.
Notons en effet que la série avait pour but de souligner cet anniversaire. Or, à quelques jours de la fin de cette expérience, la cofondatrice trace un bilan favorable à tous égards. Le public a été au rendez-vous, les créations ont emprunté des visages différents et le fait de travailler dans un cadre aussi intime a amené les comédiens à modifier leur pratique. « C'est spécial de voir les gens d'aussi près, de les entendre respirer. Au début, on jouait trop gros. Puis on s'est ajustés », souligne la metteure en scène.