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Voici dans quel cadre s’est déroulée la conférence de presse du Festival Jazz et Blues de Saguenay, mardi. Circonstances obligent, elle a été présentée en mode virtuel. À l’opposé, presque tous les spectacles offerts en juin seront ouverts au public.
Voici dans quel cadre s’est déroulée la conférence de presse du Festival Jazz et Blues de Saguenay, mardi. Circonstances obligent, elle a été présentée en mode virtuel. À l’opposé, presque tous les spectacles offerts en juin seront ouverts au public.

De gros noms pour l’Estival Jazz et Blues à Saguenay [VIDÉO]

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
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« La seule chose qui console à la suite d’un rendez-vous manqué, c’est l’assurance qu’on va se reprendre », a mentionné Stanley Péan, ambassadeur du Festival Jazz et Blues de Saguenay, lors d’une rencontre de presse virtuelle tenue mardi. Après l’annulation de l’édition 2020 en raison de la crise sanitaire, le voici donc heureux, sans doute un peu fébrile, à l’idée de renouer avec cet événement en juin.

Le comité organisateur ayant décalé de deux mois la tenue de la 25e édition, celle-ci a été baptisée l’Estival Jazz et Blues de Saguenay. L’autre changement tient au fait que la programmation couvrira tout le mois, au lieu d’être concentrée sur quelques jours. On notera enfin que l’ensemble des participants proviennent du Canada, une concession aux mesures sanitaires qui, fort heureusement, n’aura pas eu pour conséquence d’amoindrir la qualité de l’offre.

Dès les premiers jours, par exemple, il sera possible d’entendre Bobby Bazini au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi (2 juin), tandis que le Théâtre Palace Arvida accueillera Sam Tucker (4 juin) et Matt Holubowski (5 juin). Pour sa part, Dominique Fils-Aimé se produira au Théâtre Banque Nationale (17 juin), alors qu’un habitué du festival, le guitariste Jordan Officer, fera résonner les murs revampés du Palace (19 juin).

Un autre invité, Colin James, clôturera l’édition 2021 au Théâtre Banque Nationale (30 juin). Il complétera une séquence pendant laquelle deux lieux inhabituels seront mis à contribution, soit la cathédrale de Chicoutimi et la nouvelle salle du Centre d’expérimentation musicale (CEM). L’église sera le théâtre d’un concert donné par Guillaume Tremblay, ce qui coïncidera avec le lancement de l’album Dead End (25 juin). Le CEM, lui, recevra le bassiste Carl Mayotte (26 juin).

Maillage avec REGARD

Fait à signaler, une activité se déroulera à l’extérieur, ce qui n’arrive presque jamais quand le festival a lieu en avril. Les amateurs de musique et de cinéma seront conviés dans le stationnement du Centre Georges-Vézina le 9 juin, afin d’entendre la formation A Tribe Called Red/Halluci Nation. Tout en découvrant le hip-hop des DJ Cayuga et Odjibwe, dans lequel sont intégrés des percussions et des chants traditionnels, le public visionnera des courts métrages.

Rappelant que le festival REGARD a lui aussi migré en juin, dans la foulée d’une édition 2020 réduite à sa plus simple expression, la directrice générale Marie-Élaine Riou s’est réjouie de ce maillage avec le Festival Jazz et Blues. « Cet événement sera à l’image de l’After en plein air que nous avons présenté l’été dernier, au Cégep de Chicoutimi. La voiture, ça n’enlève pas l’ambiance », a-t-elle assuré.

C’est la seule activité extérieure intégrée à l’horaire du Festival Jazz et Blues, du moins pour le moment. Il faut toutefois savoir que le comité organisateur a concocté d’autres rendez-vous sous les étoiles. « Si les autorités sanitaires le permettent, nous aurons la possibilité de les présenter. La programmation est assez fournie », laisse entrevoir Jacques Dubé, responsable des communications et membre du comité de programmation.

Jacques Dubé, du Festival Jazz et Blues de Saguenay, a révélé qu’en plus de la programmation dévoilée mardi, quelques spectacles extérieurs ont été planifiés. Si les autorités sanitaires donnent le feu vert, ils seront ajoutés à l’horaire.

L’énigme Astéria

Côté techno, par ailleurs, un spectacle fera écho aux sorties virtuelles ayant balisé la dernière année. Non, il n’aura pas lieu sur Zoom, même si les artistes ne fouleront pas la scène du Palace, où le public sera convoqué les 16, 17, 18 et 19 juin. Baptisée Astéria, cette production énigmatique sera visionnée à l’aide d’un casque donnant accès à la réalité virtuelle, ainsi qu’aux musiques de Vincent Vallières, Dominique Fils-Aimé, Alexandra Stréliski, FouKi et Daniel Bélanger.

Dans la même foulée, REGARD proposera une sélection de courts métrages en ligne pendant tout le mois. Ils auront pour trait commun de célébrer la musique grâce à un lien VIMEO disponible gratuitement. Quant à la firme Ubisoft, elle chapeautera un événement tenu le 8 juin, pendant lequel on diffusera une classe de maître donnée par la chanteuse Jill Barber. Elle sera suivie par un concert réunissant Bruno Pelletier, de même que les étudiants en musique du Collège d’Alma. Au programme: des classiques du groupe Earth, Wind and Fire.

Enfin, le Palace offrira une tribune aux artistes d’ici, dès le 10 juin. Cette séquence sera lancée par le Marieno Jazz Trio, dans lequel on retrouve la chanteuse Marie-Noëlle Claveau, ainsi que les musiciens Luc Lévesque et Jean-Sébastien Bordage. Trois jours plus tard, un autre événement gratuit mobilisera le Tim Jazz & Slim Blues, formé de Claude Dionne (batterie), Yves Slim Sergerie (voix, harmonica), Réjean Blackburn (contrebasse) et Tim Morgan (voix, piano).

Bruno Rodéo a livré une prestation virtuelle.