­David Couture a lancé Façade, son deuxième disque.

David Couture s’ouvre sur le monde

Si le premier album de David Couture était plus introspectif, le deuxième, Façade, est ouvert sur le monde extérieur.

« Le premier s’appelait Sahara. C’était intérieur, une longue traversée. À l’époque, j’avais vécu une séparation. C’était très interne, finalement », raconte le musicien originaire de Chicoutimi et qui a vécu ses premières expériences musicales alors qu’il fréquentait les écoles secondaires de Jonquière.

« Dans Façade, je me lève le nez et je regarde ce qui se passe autour de moi », précise le multi-instrumentiste, qui ajoute que le titre de ce disque fait référence aux apparences parfois trompeuses.

Si Couture s’est inspiré du monde qui l’entoure pour concocter les 13 chansons que l’on retrouve sur le disque, il a tout de même enregistré seul la plupart des instruments que l’on y entend et a composé les paroles « imagées et personnelles » des chansons.

« Je fais tout, la guitare, la basse, la batterie, le piano. Je fais ça chez moi, c’est ma façon de procéder », indique David Couture. Ses collègues Pierre-Olivier Gagnon et Guillaume Bourque sont arrivés dans le processus au moment de l’enregistrement.

L’inspiration lui vient facilement. « J’ai composé une trentaine de pièces avant de faire la sélection pour le disque. J’aime ça quand les choses avancent », explique-t-il, disant que l’écriture des paroles lui demande plus de travail que la composition de la musique.

Il faudra cependant attendre quelques mois avant de voir David Couture sur scène, du moins dans ce projet personnel.

Lui qui enseigne la musique et qui accompagne des artistes à la guitare, à la basse ou à la batterie, notamment Phlippe Brach, veut monter sur les planches pour défendre les pièces de Façade l’automne prochain, quand le temps lui permettra. Il se promet de faire un arrêt dans sa région natale à ce moment.

Ses deuxième et troisième carrières d’enseignant et d’accompagnateur le tiennent occupé.

« Mes semaines ne sont jamais pareilles, et ne sont jamais ennuyantes non plus » se réjouit-il.

L’album est disponible depuis le 17 mai.