David Couture participera à deux spectacles, samedi soir, à la Boîte à Bleuets d’Alma. Le sien et celui de Philippe Brach, où le Chicoutimien assume la fonction de batteur.

David Couture, seul et avec Philippe Brach

David Couture n’est pas que le batteur de Philippe Brach. L’artiste originaire de Chicoutimi mène aussi une carrière en solo, ce qui le poussera à assurer la première partie du spectacle que son camarade présentera samedi, à 20h, à la Boîte à Bleuets d’Alma. Il s’agira de sa dernière apparition au Saguenay-Lac-Saint-Jean dans le cadre de la tournée découlant de l’album Sahara, sorti il y a un an. Pour la circonstance, l’homme sera accompagné par le guitariste Guillaume Bourque.

«Faire la première partie, puis le spectacle de Philippe, c’est un peu chargé. J’ai donc l’habitude d’espacer les dates, surtout qu’avec lui, ça devient très physique. À la fin de la soirée, c’est rare que je ne suis pas mouillé», a raconté le musicien, jeudi, lors d’une entrevue accordée au Progrès. Il se trouvait toujours à Montréal, en route vers le Lac-Saint-Jean où deux rendez-vous précédaient celui de samedi.

La popularité de Philippe Brach déteint sur l’agenda de David Couture, qui sera très occupé jusqu’au début de 2019. «Nous nous sommes connus dans la région et je joue avec lui depuis six ans, raconte-t-il. J’ai commencé à la guitare, puis j’ai été homme-orchestre avant de passer à la batterie. C’est dans ses habitudes de changer des choses au milieu d’une chanson, mais comme on le connaît bien, moi et les autres membres du groupe, on arrive à la suivre. Il faut toutefois que le radar reste à ON.»

D’autres projets sollicitent sa participation, si bien que sa carrière en solo se trouve légèrement en retrait. «Je me tiens occupé, mais l’an prochain, j’espère que ce sera 50-50. Je dois lancer un deuxième album complet en janvier ou février et il s’annonce plus rock que Sahara. Il faudra cependant que je pèse sur le gaz en studio», note le musicien, qui sent le temps lui filer entre les doigts.

Ce soir, justement, ce sont les pièces de Sahara qui résonneront dans la version améliorée de la Boîte à Bleuets. Ça tombe bien pour les spectateurs, puisque l’un des attraits de ce disque tient aux interventions de Guillaume Bourque à la pedalsteel. Elles sont toutes douces et d’autant plus efficaces, ce qui correspond à l’esprit qui a animé les sessions d’enregistrement.

«Je voulais une ambiance super feutrée avec la voix et les textes en avant. C’est un album de matinée ou de fin de soirée, très relax, pas rock comme mon EP sorti en 2014. Je tenais à ce que ce soit différent et la réaction a été bonne sur Internet et sur les radios satellites», se réjouit David Couture dont le premier extrait, Ces heures, a atteint la troisième place du palmarès Stingray Franco Attitude en mars.