Dany Placard lance son douzième album en carrière, J’connais rien à l’astronomie.

Dany Placard lance J'connais rien à l'astronomie: un disque inspiré par « la période de l’acide »

« C’est mon album le plus ‘‘flyé’’. » C’est en ces mots que Dany Placard décrit son plus récent disque, J’connais rien à l’astronomie, qui sera officiellement dans les bacs des magasins le 31 janvier prochain.

Inspiré de la musique progressive et rock de la fin des années soixante et du début des années soixante-dix, ce douzième album de l’artiste originaire de Laterrière fait plusieurs clins d’oeil à l’oeuvre de Pink Floyd.

« Il y a deux ans, on a fait une tournée avec Laura Sauvage en Europe. On était parti trois semaines. En embarquant dans le truck, on s’est mis à écouter toute la discographie de Pink Floyd, du premier album jusqu’au dernier. Je me suis replongé dans le Pink Floyd pas mal, dans le psychédélique. C’était la ligne qu’on voulait donner au disque », raconte Dany Placard.

Et cette ligne a été suivie dans tous les aspects créatifs de l’album, de la pochette hallucinante et colorée signée par Sarah Marcotte-Boislard, aux photos de Jules Boislard Gauthier. Tout fait référence à « la période de l’acide ».

Le titre renvoie d’ailleurs à l’univers de la bande de Syd Barrett et de Roger Waters. Il cite directement la pièce Astronomy Domine, un des classiques de Pink Floyd.

« Je voulais mettre le mot astronomie, et je ne voulais pas que ça ait rapport avec le titre des chansons. C’est un peu tout cuit dans le bec, mais c’est le titre avec lequel je suis arrivé », explique-t-il.

Musicalement, J’connais rien à l’astronomie se démarque des autres disques de Dany Placard. Il délaisse les compositions folk sombres pour aller vers une musique plus lourde, dans laquelle on retrouve plus de guitare électrique. Les textes sont aussi plus simples, souvent composés de quelques lignes répétées de nombreuses fois.

Rédemption

J’connais rien à l’astronomie roule sur un peu plus de 40 minutes, mais ne comprend que huit longues pièces. L’album raconte une histoire, du début à la fin.

« Au niveau des textes et de la musique, c’est un an de ma vie. La fin d’une relation avec une fille, le bout où j’ai été tout seul, et après la rencontre avec une autre fille. C’est une période où ça n’allait pas trop bien, mais à la fin, on voit que ça va mieux », indique Dany Placard.

La pochette de l’album, signée par Sarah Marcotte-Boislard, s’inspire elle aussi de «l’époque de l’acide».

Celui qui a débuté sa carrière musicale au sein du groupe Plywood 3/4 propose une longue traversée du désert, qui se termine sur une note positive avec la pièce Maman. « Ça va ben aller », lance-t-il plusieurs fois à sa mère dans cette chanson qui fait près de neuf minutes.

Trip de gang

Si on le voit souvent seul avec sa guitare, Dany Placard prendra la route accompagné de plus de musiciens qu’à l’habitude. « C’est vraiment un disque de band », croit l’auteur-compositeur-interprète, qui précise que des choristes et un claviériste se sont ajoutés à sa liste de collaborateurs habituels.

Dany Placard sera le 6 mars prochain à Jonquière, au Côté-Cour, pour présenter au public de la région les pièces de J’connais rien à l’astronomie.