Danielle Ouimet, de Valérie à la peinture Danielle Ouimet sera la marraine d’honneur du Symposium international de peinture et sculpture du Saguenay-Lac-Saint-Jean, un événement tenu du 20 au 23 juin, sur la zone portuaire de Chicoutimi. Elle y présentera ses tableaux, tout en profitant de l’occasion pour échanger avec le public, de même que les 35 artistes professionnels réunis dans le cadre de la 14e édition.

Danielle Ouimet et la passion de la peinture

On croyait tout savoir de Danielle Ouimet, de ses apparitions en tant qu’hôtesse à l’émission Jeunesse d’aujourd’hui à sa carrière d’animatrice, en passant par ses débuts au cinéma dans le film Valérie. Ce qui est moins connu, c’est son goût pour les arts visuels. Inscrite à l’École des Beaux-Arts de Montréal dès l’enfance, elle trouve de plus en plus de satisfaction dans la peinture, ce qui explique sa présence à Chicoutimi du 20 au 23 juin, en tant que marraine d’honneur du Symposium international de peinture et sculpture du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« J’adore participer à des symposiums. C’est l’occasion de voir des artistes dont le style est différent du mien et d’échanger avec les visiteurs. Quand je vais dans le public, je suis 100 % dans le public et justement, ça fait longtemps que je ne suis pas venue dans votre région. Je vais apporter des tableaux anciens et d’autres plus récents, mais je ne sais pas si je travaillerai sur place. Je n’ai pas l’habitude de le faire sous le regard des gens ni d’être interrompue », a raconté Danielle Ouimet il y a quelques jours, à l’occasion d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès.

Ce tableau créé par Danielle Ouimet témoigne du plaisir qu’elle éprouve à représenter l’eau sous toutes ses formes. Plus jeune, pourtant, c’était le sujet qui l’attirait le moins.

Elle qui vit à Carignan depuis une dizaine d’années, entre un lac et un champ de maïs, est souvent inspirée par la nature. « C’est étrange parce qu’à mes débuts, l’eau est l’une des choses que je détestais peindre, alors qu’aujourd’hui, c’est mon sujet favori. C’est difficile de rendre la transparence, notamment celle des vagues de la mer, mais je constate que ça va mieux depuis que je privilégie l’acrylique, plutôt que l’huile. Il m’arrive aussi de créer des portraits et des scènes inspirées par des voyages », fait observer la dame.

Tel que mentionné tantôt, le contact initial avec les arts visuels est venu tôt. Sculpture sur glaise, peinture sur soie, encre et dessin font partie des médiums qui furent explorés jusqu’à l’âge de 18 ans. Tout naturellement, l’adolescente a éprouvé le désir de devenir dessinatrice de mode, une discipline qu’elle a étudiée pendant deux ans à l’École des métiers commerciaux. « C’est le métier que je devais pratiquer jusqu’au jour où j’ai mis les pieds dans un studio de télévision. Une fois, cependant, j’ai créé une robe pour Dany Aubé. Elle l’a portée dans un gala », lance Danielle Ouimet d’un ton enjoué.

Dans Le monde à l’envers, Danielle Ouimet montre que le portrait fait partie des créneaux qui l’inspirent.

La peinture est revenue dans sa vie à l’âge de 38 ans. Lasse de passer ses soirées seule à la maison, puisque son conjoint de l’époque était restaurateur, elle a sorti ses pinceaux pour tromper l’ennui. Déjà, son goût pour les grands formats était manifeste. C’est d’ailleurs en allant voir un encadreur avec ses oeuvres que le patron de la boîte, impressionné, lui a proposé de tenir sa première exposition dans son établissement. Ce fut flatteur, mais aussi piégeux, quand un client a déboursé 4000 $ pour une toile intitulée Les chevaux.

« Cette expérience m’a traumatisée parce que j’avais des amis peintres à qui ce genre de chose n’arrivait pas. Je trouvais que ça n’avait pas de bon sens. J’étais atteinte du syndrome de l’imposteur, tout en me sentant obligée de protéger ma cote élevée, ce qui était difficile dans les circonstances. C’est pour cette raison que j’ai décidé de garder les toiles chez moi. En même temps, je trouvais qu’il n’y avait pas de lien entre mes oeuvres, pas de style personnel », mentionne l’artiste qui, pour asseoir sa pratique sur des bases plus solides, a fait l’apprentissage de la peinture à l’huile pendant huit ans, aux côtés de Lise Auger.

Qui sait? Peut-être que cette toile baptisée Fleurs de Soho fera le voyage à Chicoutimi avec son auteure, Danielle Ouimet.

C’est ainsi que la création est devenue une source de plaisir, surtout à partir du jour où elle a emménagé à Carignan. « J’ai commencé par faire le tour de mon lac. J’adore ça. C’est relaxant. Je peins par bourrées. Je peux faire trois semaines non-stop et parfois, je suis active de minuit à cinq heures du matin. Je fais jouer de la musique et je ne suis pas dérangée par le téléphone ou la télévision », confie Danielle Ouimet, dont la dernière exposition remonte au début de mai, à Repentigny. Outre la peinture, elle s’adonne à l’écriture (un quatrième livre est en gestation) et donne des conférences, en plus d’enseigner le dessin à des personnes âgées.

TITRE POUR LA UNE:
DANIELLE OUIMET, DE VALÉRIE À LA PEINTURE