L’exposition sur les cinq décennies de carrière de Daniel Dutil est présentée au CNE jusqu’au 19 septembre. ­

Daniel Dutil: une exposition rétrospective

Un regard sur les 50 ans de carrière du sculpteur et photographe Daniel Dutil est offert au public, avec l’exposition Aire de Trans-site S34/S36, présentée au Centre National d’Exposition (CNE) à Jonquière jusqu’au 19 septembre. Elle y est exhibée dans le cadre du 40e anniversaire du musée.

Daniel Dutil est connu pour avoir réalisé de nombreuses sculptures de grande envergure, dans plusieurs villes de la région, dans les dernières années. C’est d’ailleurs lui qui est derrière la statue de l’ancien poste provincial d’Hydro-Québec à Alma ou encore celle au carrefour giratoire du quartier Sainte-Thérèse à Arvida. Il a mis en place dans la salle principale du CNE, une rétrospective bien détaillée de tous ses types d’œuvres, datant des années 1970 à aujourd’hui.

L’artiste a voulu récréer de nombreuses expositions qu’il a montées, à travers les années, comme celle intitulée Traverse, CN au CNE au CN au CNE... qui prenait place à la salle Desjardins du CNE en 1982.

L’homme était présent, le 4 juillet, au dîner Croque-nature, croque culture du CNE pour présenter en primeur son exposition aux nombreux curieux réunis. Il a pu, de ce fait, rencontrer Le Progrès et expliquer l’inspiration qu’il a eue pour monter son exposition.

Il avouait que la préparer lui a pris bien du temps. Il y travaille depuis ce printemps, en collaboration avec le commissaire Alayn Ouellet, en plus du CNE.

Daniel Dutil a pu présenter les histoires derrière chacune de ses oeuvres à de nombreux amateurs d’art, réunis pour le dîner Croque-nature, croque culture du CNE.

L’ancien enseignant au département d’arts au Cégep de Chicoutimi a sélectionné une vingtaine de photographies représentant ses œuvres permanentes pour créer sa rétrospective. Puisque ces dernières sont situées aux quatre coins de la province, il ne pouvait les apporter dans la salle, vu leur taille immense, ce qui l’a amené à choisir à montrer des images et des maquettes de celles-ci. On retrouve aussi, dans l’exposition, ses photographies conceptuelles et ses œuvres sculpturales. Certaines utilisent des jeux de lumière, où l’artiste a pris soin de conserver les projecteurs d’origine pour montrer les véritables œuvres qu’il avait créées.

L’exposition se veut aussi immersive. «On a une ambiance sonore, des oeuvres avec des projections, certaines où on peut marcher dedans. Il y a aussi de la pierre, des grillages et des vidéos. Je veux que les spectateurs deviennent une partie de l’oeuvre, en marchant dedans. Au fur et à mesure qu’ils avanceront, ils y découvriront de nouveaux aspects. »

Cette maquette représente la sculpture située à un carrefour giratoire à Arvida.

C’est ce qui fait que le sculpteur et photographe pense que toute la population pourrait apprécier l’exposition. « C’est très accessible, c’est pour tout le monde. J’ai vu des enfants qui ont bien aimé ça, surtout du fait qu’on est actifs dans l’oeuvre et qu’on ne fait pas que regarder », a-t-il ajouté.

L’exposition sera présentée jusqu’au 19 septembre, au CNE. Elle fait partie des deux expositions rétrospectives présentées pour le 40e anniversaire du CNE, avec celle d’Otto Schauer, intitulée Celui qui regarde.

L’artiste a touché à plusieurs médiums dans sa carrière et a joué avec plusieurs matériaux.
L’homme a commencé sa carrière en photographie et se passionne pour la photographie conceptuelle.