Alexandre Da Costa a su tendre la main à un autre public.

Da Costa maître de son Stradivarius

La soirée de jeudi aura été le théâtre d’une rencontre plus qu’exceptionnelle à la Salle Michel-Côté d’Alma. Le rendez-vous tiré de la série Concerto aura été l’occasion pour les mélomanes de passer un bon moment en compagnie d’Alexandre Da Costa et de son Stradivarius.

Celui qui porte le talent et l’étiquette de prodige depuis l’âge de neuf ans était de passage dans la Ville de l’hospitalité pour y présenter son plus récent spectacle, Un Stradivarius à l’Opéra.

Le Montréalais d’origine partageait la scène avec cinq autres musiciens et son mythique instrument, un violon datant de 1701. Celui qui a habité Vienne, considérée comme la capitale mondiale de la musique pendant plusieurs années, aura la chance de poursuivre sa carrière avec cet instrument. Un ami de l’artiste a fait l’acquisition de ce violon valant, au minimum, cinq millions de dollars. Le prêt de l’instrument est valide pour dix ans.

Le programme de ce concerto aura été le parfait croisement entre le répertoire classique et la culture pop. Dès les premières notes, le costume à paillettes de Da Costa se mélange, en harmonie, aux airs de Wagner, Puccini et Bizet. L’artiste de 38 ans porte un peu de la région sur lui alors que ses créations sont signées par le designer d’origine almatoise, Denis Gagnon. Alexandre Da Costa prend la parole entre chaque pièce. Les références d’aujourd’hui permettent de mettre en contexte les morceaux joués. La rivalité entre les partis politiques et celle des équipes de hockey sont d’excellents clins d’œil pour mettre en scène l’univers de Roméo et Juliette.

Sur scène, le travail des musiciens était appuyé par des éclairages et des projections empruntées au plus rock des concerts. L’univers parfois ludique rencontrait une musique associée aux classiques des plus grands. Les projections numériques permettaient d’offrir un peu de nature, de géométrie et plusieurs représentations d’objets. Le mobilier d’époque qui tourbillonnait, en projection au fond de la scène, marque un parallèle avec l’univers de la musique classique qui s’ouvre et s’envole.

La soirée s’est terminée dans une parfaite conjugaison entre le classique et la pop alors qu’Alexandre Da Costa a offert au public Lo Spettacolo deva andere avanti, une relecture d’une pièce de Queen, The Show Must Go On. Une chanson ramenée au premier plan par Céline Dion, au cours des dernières années. Les puristes y auront trouvé leur compte alors qu’Alexandre Da Costa aura, en plus, tendu la main à un autre public.