Sarah Vaillancourt-Tremblay

Création de trois vidéos sur la danse

Trois vidéos seront tournés ce printemps et tous feront écho à des projets liés au monde de la danse. Leur réalisation a été facilitée par l’attribution de la Bourse Projection Danse aux artistes engagées dans ces démarches, soit la vidéaste Priscilla Vaillancourt, de même que les danseuses et chorégraphes Sophie Larouche et Sarah Vaillancourt-Tremblay.

« C’est la deuxième fois qu’on accorde de telles bourses. L’an dernier, le jury formé de professionnels avait soutenu deux initiatives. Les fonds proviennent de l’entente de développement culturel conclue entre la ville de Saguenay et le ministère de la Culture et des Communications du Québec », a précisé Jérôme Asselin, agent de liaison à Culture Saguenay-Lac-Saint-Jean, au cours d’une entrevue accordée au Quotidien.

Les personnes appuyées cette année disposent de quelques semaines pour mener à bien leur projet. C’est le 7 juin, en effet, que seront projetés les trois vidéos de la cuvée 2019, de même que ceux provenant de la première fournée. Il s’agira d’une activité publique, bien sûr, une initiative relevant du groupe de compétence sur la danse chapeauté par Culture Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Sophie Larouche

« Nous venons de former un comité qui a pour mission de développer des stratégies, de nouvelles activités qui favoriseront la diffusion des vidéos. Ceux-ci montrent la danse d’une façon différente », fait remarquer Jérôme Asselin. Il ajoute que l’entente arrivera à échéance en 2020, ce qui permettra de lancer un troisième et dernier appel de projets.

D’ici là, les nouvelles récipiendaires seront engagées dans un blitz créatif. Dans le cas de Sophie Larouche, elle dansera sur une chorégraphie de son cru, sous l’œil de la caméra. Son projet a pour titre Noir silence. « Je veux montrer le mal de vivre. Il y a beaucoup de gens qui souffrent à l’intérieur sans rien laisser paraître à l’extérieur », a-t-elle écrit dans un communiqué.

Priscilla Vaillancourt

De son côté, Sarah Vaillancourt-Tremblay prévoit danser dans l’espace public en amalgamant le style contemporain et le hip-hop. « En dansant dans des lieux où les architectes et les urbanistes ont organisé dans l’espace des formes géométriques, la vidéo captera les enchaînements chorégraphiques comprimés dans ces structures », énonce l’artiste.

Quant à Priscilla Vaillancourt, qui vient du monde de la vidéo, elle a baptisé son projet Connect Danse. Il s’articule autour d’« une réflexion sur le concept de l’habitation du monde par notre corps sous la forme du documentaire expérimental », ainsi qu’elle l’a exprimé par voie de communiqué.