Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Voici l’état dans lequel se trouvait le Côté-Cour, l’été dernier. Un hiver difficile avait fragilisé le toit, au point d’entraîner des infiltrations d’eau laissant craindre le pire pour l’ensemble de ce bâtiment patrimonial. C’est ce qui avait amené son directeur général et artistique, Dario Larouche, à soumettre une demande d’aide au ministère de la Culture et des Communications du Québec.
Voici l’état dans lequel se trouvait le Côté-Cour, l’été dernier. Un hiver difficile avait fragilisé le toit, au point d’entraîner des infiltrations d’eau laissant craindre le pire pour l’ensemble de ce bâtiment patrimonial. C’est ce qui avait amené son directeur général et artistique, Dario Larouche, à soumettre une demande d’aide au ministère de la Culture et des Communications du Québec.

Côté-Cour: un an après le dégât d’eau, le financement est bouclé

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
Article réservé aux abonnés
Les appels d’offres seront lancés dans quelques jours, en vue de la réfection du toit du Côté-Cour. Victime d’infiltrations d’eau à la fin de l’hiver 2020, la salle jonquiéroise a pu poursuivre ses activités grâce à des mesures d’urgence qui ont limité l’ampleur des dégâts. Un hiver peu neigeux a aussi favorisé la préservation des actifs, du moins jusqu’au moment où le ministère de la Culture et des Communications du Québec a annoncé le versement d’une aide de 280 000 $.

C’est le 27 mai que la nouvelle est tombée. L’argent provient du programme Aide aux immobilisations et couvrira 70 % des coûts inhérents au projet. De son côté, la Saguenay devrait contribuer à hauteur de 30 %, ce qui permettra de dégager une enveloppe de 400 000 $ à 440 000 $ dont le bâtiment patrimonial a grand besoin. Si les travaux débutent à l’automne, il ne courra pas le risque de traverser un autre hiver dans un état d’extrême vulnérabilité.

« Je suis très content que les travaux puissent être réalisés. Comme ça fait un an que nous sommes là-dedans, j’ai hâte que ça commence », a commenté le directeur général et artistique du Côté-Cour, Dario Larouche, au cours d’une entrevue accordée au Progrès. Il a ajouté que le chantier ne perturbera pas les activités de diffusion, puisqu’il se déploiera dans la partie supérieure de l’édifice construit en 1911.

On en profitera pour remplacer la couverture faite de tôle pliée, une opération délicate, puisqu’on devra la refaire à l’identique. Les fermes de toit seront réparées et les ouvriers installeront une membrane d’étanchéité, en plus de remettre en état les corniches de toit et les marquises. Enfin, la liste des tâches qui seront exécutées comprend la correction de la structure du toit.

Construit en 1911, le bâtiment qu’occupe le Côté-Cour fera l’objet d’une restauration partielle, au cours des prochains mois. Les travaux seront concentrés sur la partie supérieure, notamment son toit en tôle pliée, qui sera refait à l’identique.

L’équivalent d’une phase 1

Ce projet est beaucoup moins ambitieux que celui que voulait réaliser le Côté-Cour. Rappelons que la première demande soumise à Québec était de l’ordre de 3 millions $ et qu’elle englobait l’ensemble du bâtiment. En plus de la réfection du toit, on souhaitait renforcer le plancher de la salle de spectacles, agrandir la loge située à l’étage, améliorer l’accès pour les personnes à mobilité réduite, tout en veillant à ce que la façade de briques puisse traverser un autre siècle sans coup férir.

« Nous avions l’appui de la Ville et nous attendions la réponse du ministère quand il nous a contactés en mars dernier. Il était prêt à faire une annonce portant uniquement sur les mesures d’urgence, ce qui nous a amenés à préparer une nouvelle demande, celle qui vient d’être acceptée. C’est un peu comme une phase 1 et, en ce qui touche les autres dimensions du projet, nous demeurons en contact avec la direction régionale », explique Dario Larouche.

Désormais, celle-ci dispose des mêmes informations que le diffuseur à propos de l’ancienne salle communautaire de la ville de Jonquière, ce qui comprend l’audit technique, de même que son carnet de santé. « Il en reste beaucoup à faire pour compléter la restauration du bâtiment », confirme le directeur général et artistique, qui a mené ce dossier parallèlement à la reprise des activités de diffusion.

Ne pouvant accueillir que 46 personnes, comparativement à près de 130 en temps normal, le Côté-Cour a tout de même connu une saison fructueuse. Le public a été au rendez-vous, ce qui sera le cas une nouvelle fois les 17 et 18 juin, alors que le dernier invité sera Damien Robitaille. Tout laisse croire qu’il se produira à guichet fermé, ce qui mettra la table en vue de la programmation d’automne, dont le contenu sera dévoilé au cours d’un 5 à 7 tenu le 10 juin.