Sonia Boudreau met la dernière main à COSMOS, son premier court métrage. Il met en scène un astronaute qui évolue sur de la musique composée par le duo Stellaire.

Cosmos: le match parfait de Stellaire et Sonia Boudreau

Depuis 20 ans, Sonia Boudreau fréquente REGARD sur le court métrage au Saguenay. Ce médium lui parle tellement qu’à la fin des séances, les oeuvres continuent de l’habiter. « Le court, ça me rentre dedans. On nous fait entrer dans une émotion et comme les histoires sont brèves, l’effet tend à se prolonger », confie celle qui met la dernière main à COSMOS, son premier film d’animation.

Il durera un peu moins de quatre minutes et résulte d’un partenariat entre la bande Sonimage et le Centre d’expérimentation musicale. C’est la cinéaste qui produit les dessins, tandis que la musique émane du duo Stellaire, formé de Sara Létourneau et de Guillaume Thibert. Elle connaissait déjà son travail, ayant même assisté à l’un de ses spectacles. C’est donc avec le sentiment d’avoir vécu un match parfait que Sonia Boudreau trace le bilan de cette collaboration.

« Ça change tout, le fait d’avoir des musiciens qui composent en fonction du film, décrit-elle. Tout en gardant ses couleurs, Stellaire a créé des pièces que je qualifierais d’atmosphériques, des pièces adaptées aux différentes scènes qu’on retrouve dans COSMOS. Il y a des moments où le mixage mettra l’accent sur la musique; d’autres, où le bruitage prendra le dessus. »

Ses dessins, qui ont un côté brut, présentent un astronaute qui évolue sur une surface blanche faisant penser à de la glace. Ça peut être la Terre ou la Lune, mais le voici qui s’enfonce dans un trou qui le mène dans un monde sous-marin. « Pour le dépeindre, je me suis inspirée de ce que je vois lorsque je fais de la plongée dans le Saguenay », relate Sonia Boudreau.

Elle a conçu COSMOS en fonction de l’expérience en salle, insistant notamment pour que le son voyage entre les rangées. « Le ton est poétique, tout en douceur, et je souhaite que ça conduise à une réflexion sur notre présence dans l’univers. Parce que nous sommes des conquérants, essentiellement. Le cosmos, nous nous l’approprions », énonce la réalisatrice.