Ce portrait d’Andy Warhol a été réalisé par Corno. Il trace un lien entre les expositions consacrées à ces deux artistes, lesquelles seront présentées au printemps prochain, au Centre national d’exposition de Jonquière.

Corno, Warhol, Schauer et plusieurs autres pour les 40 ans du CNE

Corno, Warhol, l’art inuit, Daniel Dutil, Otto Shauer et Paul Sarrasin. Le Centre national d’exposition (CNE) de Jonquière tenait à marquer le coup, à l’occasion du 40e anniversaire de sa fondation. Il a ainsi monté une programmation éclectique, un peu d’ici, un peu d’ailleurs, dans laquelle les gros noms voisinent avec des artistes que le public aura plaisir à découvrir.

« La direction a identifié quatre grosses expositions correspondant aux quatre saisons, une série lancée par Inuit Qaujimajatuqangit, présentée jusqu’au 14 avril. Lors du vernissage, certains ont parlé d’un coup de maître. Il faut dire que c’est la première fois, au Canada, qu’on propose une exposition de ce genre », fait valoir Sylvain Fortin, responsable des communications au CNE.

Ce qui la distingue, c’est son arrimage avec la Station canadienne de recherche dans l’Extrême-Arctique. Lors de sa construction, on a sollicité la participation des artistes du Grand Nord. Ils ont été invités à soumettre des œuvres susceptibles d’être intégrées dans le bâtiment. Elles ont abouti à Jonquière, où les visiteurs peuvent aussi voir des images reproduisant l’effet produit par le mariage de l’art, de la science et de l’architecture.

D’autres créations émanant du peuple inuit forment le second volet de l’exposition, laquelle se déroule en même temps que Devenir le paysage, de Mona Massé et Alain Michaud, ainsi qu’une présentation de Sylvie Cloutier, Piège/Allusion.Ces expositions sont accessibles gratuitement, conformément aux pratiques privilégiées par le CNE.

L’art inuit est à l’honneur depuis quelques jours, au Centre national d’exposition de Jonquière. C’est ainsi que l’institution a lancé la programmation soulignant ses 40 ans d’existence.

Un combo Corno-Warhol

À n’en pas douter, les artistes qui animeront le CNE au printemps, plus spécifiquement du 25 avril au 16 juin, possèdent une notoriété exceptionnelle. On parle ici de Corno, à qui l’institution rendra hommage avec la collaboration de la Galerie Corno, implantée à Montréal. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, la salle voisine abritera des œuvres conçues par Andy Warhol, l’illustre devancier de la Chicoutimienne.

Les visiteurs auront le plaisir de revivre les années 60 et 70 par le truchement des collections privées constituées par la Galerie Corno, de même que Paul Maréchal, qui connaît cet artiste à l’endroit et à l’envers. « Cette exposition permettra d’admirer des affiches, ainsi que des magazines avec lesquels Warhol a collaboré », raconte Sylvain Fortin.

L’été au CNE sera balisé par deux rétrospectives. L’une d’elles, présentée du 27 juin au 19 septembre, embrassera la carrière du sculpteur Daniel Dutil. Cet artiste, qui vit dans la région, a réalisé plusieurs œuvres découlant du programme du 1 %, notamment celle qui se trouve en face de l’église Sainte-Thérèse d’Arvida. En parallèle, il sera question d’Otto Schauer, un peintre allemand dont le destin est étroitement maillé à celui d’une femme originaire d’Hébertville-Station, Thérèse Gagné.

Ils se sont connus en 1952, pendant que la Jeannoise étudiait à Paris, et ne se sont plus quittés. Thérèse Gagné s’est mise à la peinture, mais l’exposition sera centrée sur le travail de son conjoint, un adepte de l’abstraction, dont l’approche est devenue un peu plus figurative au fil du temps. La rétrospective qui lui est consacrée a pour titre Celui qui regarde.

Les amateurs d’art auront l’occasion de découvrir le travail du peintre allemand Otto Schauer, à la faveur d’une exposition tenue du 27 juin au 12 septembre, à Jonquière.

Pour clore l’année du 40e, le CNE offrira une fenêtre exceptionnelle à celui qui assume la fonction de porte-parole des festivités, Paul Sarrasin. Pour la première fois, il montrera des œuvres qui peuvent être assimilées à des bas-reliefs. On pourra les voir du 26 septembre au 28 novembre, ce qui coïncidera avec la tenue d’un symposium national d’art baptisé Mise en quarantaine. Cet événement se déroulera du 19 au 29 septembre.