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Voici Robert Pelletier au coeur de son terrain de jeux, le studio aménagé à l’intérieur de sa maison. Le percussionniste vient de sortir <em>Confidence</em>, un album auquel il a participé en compagnie de la pianiste Andrée Boudreau. Il prépare également la bande sonore d’un film immersif que diffusera l’Odyssée des Bâtisseurs.
Voici Robert Pelletier au coeur de son terrain de jeux, le studio aménagé à l’intérieur de sa maison. Le percussionniste vient de sortir <em>Confidence</em>, un album auquel il a participé en compagnie de la pianiste Andrée Boudreau. Il prépare également la bande sonore d’un film immersif que diffusera l’Odyssée des Bâtisseurs.

Confidence, un album qui réunit Andrée Boudreau et Robert Pelletier

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
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Pour toutes sortes de raisons, l’album Confidence, mis en boîte il y a 12 ans, n’est disponible que depuis quelques semaines. Offert sur les plateformes habituelles, cet enregistrement réunissant la pianiste Andrée Boudreau et le vibraphoniste Robert Pelletier, originaire d’Alma, montre à quel point leur rencontre fut productive.

Loin d’être datées, ces musiques tirant un peu sur le jazz, un peu sur le classique, font tant de bien qu’on les croirait conçues pour le temps d’aujourd’hui, où les âmes sont plus friables. Sur un titre comme Le bel ennui, par exemple, on sent passer le souffle d’André Gagnon, un brin mélancolique. Quant à la pièce titre, elle possède le charme des compositions de Vince Guaraldi.

« Mes filles m’ont dit que c’était proche de Charlie Brown, a raconté Robert Pelletier, en référant au premier spécial de Noël mettant ce personnage en vedette. En même temps, le mariage des deux instruments rappelle le duo que formaient Chick Corea et Gary Burton. Bien sûr, à un niveau différent. »

Lui qui a financé l’enregistrement de Confidence, grâce à une bourse émanant du Conseil des arts et des lettres du Québec, n’avait pas écouté les bandes depuis une dizaine d’années. Il affirme que plusieurs facteurs avaient provoqué ce délai exceptionnellement long, dont un agenda chargé. Concerts et enseignement prenaient beaucoup de son temps.

Il n’est jamais trop tard pour bien faire, cependant, surtout quand le résultat se révèle aussi concluant. « Ma première réaction en redécouvrant cet album a été de me dire : “Wow ! La complicité était vraiment bonne” », confie le percussionniste. Consultée via Facebook, sa consoeur, qui réside à Sainte-Thérèse, a aussi approuvé la sortie de ses compositions.

Expérience agréable

Le plus étonnant, quand on écoute Confidence, tient au fait que les deux partenaires ne s’étaient pas beaucoup fréquentés avant de prendre le chemin du studio. Leur premier contact avait eu lieu dans le cadre d’un camp jazz tenu à Asbestos, une activité à laquelle Robert Pelletier participe depuis 1991, sans jamais discontinuer.

« Chaque été, nous recevons quatre ou cinq invités. C’est ainsi que j’ai pu travailler avec Andrée, dont la musique est bien construite, avec plein d’images. Voyant que le vibraphone cadrait bien dans ses pièces, j’ai suggéré que nous procédions à un enregistrement. Nous avons préparé les arrangements ensemble », rapporte l’Almatois.

Il précise que les séances ont pris la forme d’un « live en studio », sous la direction du preneur de son Claude Champagne. « Nous avons procédé à la manière jazz. On jouait le thème et sur chaque titre, moi et Andrée, nous avions une marge pour improviser. Ce fut une expérience agréable », décrit Robert Pelletier. Il est le premier à reconnaître que ces compositions mériteraient d’être présentées en concert, mais il y a tant d’inconnues à cet égard que ce projet a été mis sur la glace. En attendant, le percussionniste planche sur la bande sonore du film qui remplacera Aquavolt, une production diffusée depuis 2011 à l’Odyssée des Bâtisseurs.

« Je travaille dans le studio que j’ai aménagé chez moi. Il y a beaucoup de marimbas, ainsi que des trucs d’ambiance, et le réalisateur Étienne Paquet me laisse pas mal de place pour m’exprimer. J’avais fait des choses semblables dans un cadre académique, mais un projet comme ça, c’est la première fois », indique le musicien.