Mireille Tremblay-Caron fait partie des 15 finalistes qui participent au concours d’éloquence Délie ta langue, organisé par le Bureau de valorisation de la langue française et de la Francophonie de l’Université de Montréal.

Concours Délie ta langue: par amour pour le français

Saguenéenne d’origine, Mireille Tremblay-Caron a choisi de mettre à profit son amour de la langue française et participera à la deuxième édition du concours oratoire Délie ta langue, organisé par le Bureau de valorisation de la langue française et de la Francophonie de l’Université de Montréal. La jeune femme fait partie des 15 finalistes sélectionnés par un jury pour participer au concours. La finale aura lieu le 30 mars prochain et seulement 10 finalistes pourront y participer.

Étudiante de deuxième année en histoire de l’art et études cinématographiques, Mireille Tremblay-Caron voit le concours comme une occasion de « remettre le français au goût du jour ». Le concours consiste au choix d’une expression française, datant souvent du Moyen-Âge, puis de faire des liens entre celle-ci et l’actualité politique, sociale, environnementale, économique ou artistique.

Les 15 finalistes du concours Délie ta langue ne seront bientôt plus que 10, en prévision de la finale du concours, qui aura lieu le 30 mars prochain.

« Ça permet de prendre conscience des possibilités de la langue française, énonce Mireille. C’est le fun parce qu’on a toutes des manières différentes d’interpréter la langue. » L’interprétation se fait sous forme libre : simple lecture, poésie, slam ou plaidoirie sont diverses façons d’établir la communication.

Mireille Tremblay-Caron a choisi de travailler sur l’expression « Qui ne dit mot consens », un choix bien différent de l’expression qui lui a permis de passer la première ronde de qualifications. « Au départ, j’avais choisi “Qui dort dîne”, et je disais que c’était parce que ma mère me le disait souvent, mais elle m’a dit de ne pas dire ça, car elle avait l’air de ne pas me nourrir, raconte la jeune femme avec humour. Au début, ça faisait, mais pour me rendre aux finales, je voulais quelque chose de plus profond, parce qu’il faut aussi que l’expression vienne te chercher et que tu en aies à dire sur le sujet. » L’étudiante indique que l’interprétation doit aller au-delà de la simple explication des faits. « Ça prend un aspect personnel. C’est de réfléchir [l’expression] autrement. »

Ancienne étudiante d’art dramatique au cégep, elle admet avoir toujours eu un penchant pour la littérature et l’écriture. « J’aime beaucoup lire, écrire, j’aime la scène. J’étudie en cinéma, je ne suis pas très montage et tout, mais tout ce qui provient de l’univers scénaristique, ça me parle. » Elle ne nie pas que le concours Délie ta langue a un impact sur la façon dont elle communique au quotidien. « Prendre parole, je le vois toujours comme un défi. Même jusqu’à aujourd’hui, chaque fois que je parle, je fais attention pour mieux choisir mes mots. »

Mireille Tremblay-Caron confie qu’elle aimerait beaucoup revisiter les expressions québécoises, qu’elle trouve tout aussi intéressantes que celles de la langue française dite « de France ». « Je trouve que la langue québécoise a beaucoup de charme, les accents sont beaux. » À Montréal depuis 12 ans, elle affirme que quelques jours au Saguenay lui suffisent pour retrouver son accent. « Les gens me disent que je n’ai plus mon accent du Saguenay, mais après deux ou trois jours, ça revient ! », explique-t-elle en riant.