Présidente de la section Saguenay-Lac-Saint-Jean, Christine Chabot annonce qu’aucun interprète de la région ne participera à l’édition 2020 du Concours de musique du Canada. Incapable de tenir la finale canadienne en raison de la pandémie, le comité organisateur avait offert aux candidats de soumettre leur travail à des juges, sans toutefois qu’il n’y ait de classement, ni de prix.
Présidente de la section Saguenay-Lac-Saint-Jean, Christine Chabot annonce qu’aucun interprète de la région ne participera à l’édition 2020 du Concours de musique du Canada. Incapable de tenir la finale canadienne en raison de la pandémie, le comité organisateur avait offert aux candidats de soumettre leur travail à des juges, sans toutefois qu’il n’y ait de classement, ni de prix.

Concours de musique: aucun candidat du Saguenay-Lac-Saint-Jean

En ce qui touche le Saguenay-Lac-Saint-Jean, l’édition 2020 du Concours de musique du Canada est terminée. Aucun des quatre interprètes qui s’étaient inscrits n’a participé à l’étape finale, laquelle consiste à envoyer un enregistrement vidéo à un comité d’évaluation formé de cinq personnes.

Faute de pouvoir tenir la finale canadienne à Québec, en raison de la crise sanitaire, le comité organisateur avait proposé cette alternative aux chanteurs et musiciens classiques, le 6 mai. Il n’y aurait pas de classement, mais une évaluation serait offerte par un jury formé de musiciens-pédagogues. Une rencontre virtuelle était également possible avec l’un de ses membres.

Dans la région, le baryton Marc-André Houde était éligible, tout comme le violoniste Francis Garneau, ainsi que le duo de guitaristes constitué de Rémi Côté et Nicolas Plourde. La première phase de sélection ayant été annulée, ils avaient été acceptés d’office à la finale canadienne. D’abord prévue pour le mois de juin, celle-ci a été reportée à septembre, puis annulée à son tour.

« Dans un monde idéal, il aurait fallu arriver plus tôt avec la proposition d’envoyer une vidéo, mais on ne connaissait pas bien le virus. On a pensé tenir le concours malgré tout, à Québec, et ça n’a pas été possible. Le problème pour les participants, c’est que trop de temps s’est écoulé. La motivation est moins grande », a expliqué la présidente de la section Saguenay-Lac-Saint-Jean, Christine Chabot, au cours d’une entrevue accordée au Quotidien.

Il faut comprendre que plusieurs n’ont pas rencontré leur professeur depuis deux mois et que la plupart des chanteurs ne peuvent plus travailler avec leur pianiste accompagnateur. Et puis, la vraie vie reprend ses droits. Il faut dénicher un emploi pour l’été, par exemple, une réalité avec laquelle doivent composer les adolescents et les jeunes adultes.

« Nous mettons une croix sur le concours 2020 et chez nous, ce n’était jamais arrivé en 60 ans. Je sais toutefois que plusieurs des candidats tenteront à nouveau leur chance l’an prochain et j’ai bon espoir que notre délégation sera plus imposante. J’ai vu de très bons musiciens. Je les ai incités à s’inscrire », mentionne Christine Chabot.

Ce qui l’inquiète davantage, c’est l’impact qu’aura la crise sanitaire sur l’organisation nationale. Des frais ont été engagés, même si aucune note n’a résonné dans les salles du pays. De surcroît, elle a engrangé le montant des inscriptions sans pouvoir assumer sa part du contrat, à son grand regret.

« L’année sera dure. Ça va prendre de l’aide », estime la présidente régionale.