L’artiste Yves Tremblay profitera de son passage à l’Unité médialab d’Alma, mercredi, pour montrer comment il crée des oeuvres en ayant recours aux technologies numériques. Cette activité est organisée par le Centre Sagamie dans le cadre du programme INTERFACES.

Comment naît une oeuvre numérique?

Voir comment naît une œuvre d’art fait partie des plaisirs de la vie. C’est ce qui incite tant de personnes à assister à des symposiums, surtout quand les invités travaillent en direct, sous le regard des visiteurs. Or, ce n’est pas l’apanage des peintres, ainsi que l’illustrera Yves Tremblay le mercredi 27 mars, à 13 h 30, à l’occasion d’une activité organisée par le Centre Sagamie et l’Unité médialab, située au 52, rue Saint-Joseph, à Alma.

Pendant 90 minutes, il montrera comment les outils numériques l’aident à produire des installations virtuelles, ainsi que des impressions grand format. Les gens effectueront un parcours similaire à celui qui le guide au fil de sa démarche, mais comme le précise Nicholas Pitre, directeur général et codirecteur artistique du Centre Sagamie, cette activité publique, accessible gratuitement, s’adresse à tous, pas juste aux geeks.

« Il s’agira de notre deuxième rencontre du genre, fait-il observer. La première a été animée par Julien Boily et, parmi ceux qui y ont assisté, on retrouvait des étudiants du Collège d’Alma issus du Département d’arts visuels et numériques, ainsi que des gens du public qui s’intéressent aux arts, de même qu’à la technologie, sans que ce soit leur gagne-pain. Ils suivaient les explications grâce à un écran géant sur lequel on voyait se former des images qui sont devenues ensuite des sérigraphies ou des tableaux. »

Le programme INTERFACES est le fruit d’un partenariat auquel le ministère de la Culture et des Communications apporte son soutien. Des rendez-vous auront lieu jusqu’à la fin de 2019, au rythme d’environ un par mois, et chacun mettra en vedette un artiste du Saguenay–Lac-Saint-Jean ayant recours aux outils numériques. Ils tirent profit de l’ouverture de l’Unité médialab au début de l’année, une institution nichée au rez-de-chaussée du bâtiment où loge le Centre Sagamie.

« L’Unité médialab est un endroit très cool. Il y a même du tapis vert pour donner l’impression qu’on se trouve sur du gazon, s’émerveille Nicholas Pitre. Sa présence nous donne la chance de développer un nouveau canal de communications avec les citoyens. Même quand la subvention sera écoulée, notre intention est de garder vivant le programme INTERFACES. »


«  L’Unité médialab est un endroit très cool. Il y a même du tapis vert pour donner l’impression qu’on se trouve sur du gazon.  »
Nicholas Pitre

Une nouvelle exposition

À la fin de la rencontre avec Yves Tremblay, les participants seront invités à visiter la salle d’exposition du Centre Sagamie. Ceux qui céderont à la tentation bénéficieront d’un programme double, en quelque sorte, alors qu’on leur présentera une nouvelle exposition intitulée Géographies périphériques. Elle renferme des œuvres conçues par 12 artistes.

Tous ont été recrutés dans le cadre des résidences INTER-CENTRES, un autre projet piloté par le Centre Sagamie. De concert avec six centres d’artistes établis eux aussi dans des régions périphériques, il accueillera six personnes provenant des territoires qu’ils desservent. Ceux-ci, en retour, se sont engagés à recevoir six créateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« Comme les échanges viennent de commencer, l’exposition regroupe des œuvres produites avant, à l’exception de celle d’Étienne Boulanger. Il a profité de sa résidence aux Îles-de-la-Madeleine pour filmer le paysage. On le voit changer sous nos yeux pendant que la météo maritime tient lieu de bande sonore », fait remarquer Nicholas Pitre. Il ajoute qu’un livre cernant la démarche des 12 artistes, ainsi que des centres associés aux résidences INTER-CENTRES, sera publié prochainement.