Aurélie Gagnon.
Aurélie Gagnon.

Cinq médailles à Québec pour les Farandoles

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
Cinq danseuses des Farandoles ont fait un joli pied de nez au destin, en fin de semaine dernière. Privées de compétitions et de spectacles depuis la mi-mars, Océane Bouchard, Évelyne Lambert, Odélie Provencher, Aurélie Gagnon et Rose Boily ont accédé au podium dans le cadre de l’événement Hit The Floor, tenu à Québec.

Le contexte était particulier, puisque chaque école présentait ses numéros aux membres du jury sans voir ce que les autres avaient proposé. Il était donc impossible de pressentir le sort que celui-ci réserverait aux Saguenéennes, qui étaient revenues à la maison lorsque son jugement a été rendu par le truchement de Facebook Live.

Rose Boily.

Toutes étaient inscrites dans la catégorie danse contemporaine, bien qu’à des âges différents. Océane Bouchard et Évelyne Lambert ont décroché l’or, tandis que des médailles d’argent ont été décernées à Odélie Provencher et Aurélie Gagnon. De son côté, Rose Boily a accédé à la troisième marche du podium.

«On était contentes lorsque l’identité des lauréates a été dévoilée. Ça nous a ramenées à ce qu’on aime faire, à l’idée d’être bien dans son art. Maintenant, on sait que nos danseuses sont fortes et on a hâte aux prochaines compétitions, qui auront lieu au printemps. En même temps, les filles ont hâte de donner des spectacles, d’être sur une scène», raconte Julie Lévesque, directrice administrative des Farandoles.

Océane Bouchard.

Elle insiste en effet sur le sentiment de vide qu’a provoqué le confinement imposé à la mi-mars. Pendant des mois, les élèves formées par Andréa Martin, tout comme les autres membres des Farandoles, n’ont eu de cesse de s’entraîner, de préparer des numéros, avant de voir le tapis leur glisser sous les pieds.

C’est pourquoi la tenue de la compétition Hit The Floor, dans une version remaniée afin de tenir compte des exigences de la Santé publique, fut une bénédiction pour les participantes. Même si les troupes n’étaient pas admises, ce qui a empêché le CLS, le Mini CLS, la Folkadanse et la troupe hip-hop des Farandoles de faire le voyage, les solistes ont pu exprimer leur talent.

Odélie Provencher.

«Les concours, les spectacles, c’est leur bonbon. Aller à Québec a donc eu l’effet d’un baume», souligne Julie Lévesque. C’est donc avec le coeur léger qu’elle et ses camarades voient approcher la date du 14 septembre, qui marquera la reprise des activités à l’école. Les inscriptions vont bon train et pendant la pause, on a apprivoisé les nouvelles normes.

C’est ainsi que chaque élève évoluera dans un carré dont chaque face mesurera deux mètres, ce qui sera suffisamment grand pour permettre à un parent de suivre une formation aux côtés de son enfant. Cette possibilité n’était pas offerte par les Farandoles, ce qui valide le principe voulant que chaque crise porte en elle une opportunité.

Évelyne Lambert.

Une autre bonne nouvelle tient au fait que les 43 étudiants inscrits en danse, dans une concentration sportive et artistique, commenceront en même temps que les autres. On sait que la menace d’un délai planait sur ces activités, eu égard aux hésitations du ministère de l’Éducation. Or, ces jeunes aussi ont été affectés par l’interruption décrétée en mars.

«Ce sont des passionnés à qui on avait interdit de faire la chose qui les passionne le plus. Pour plusieurs, ça a été dur pour le corps, ainsi que pour le moral, alors que la danse leur fait tellement de bien. Ça les garde motivés à l’école», fait valoir Julie Lévesque. Elle anticipe donc une belle session, dans la foulée des cinq médailles remportées à Québec.