<em>Tenet</em>, une superproduction entre espionnage et science-fiction, est sortie mercredi sur fond d’espoir d’un retour des spectateurs dans les salles de cinéma après des mois de fermeture.
<em>Tenet</em>, une superproduction entre espionnage et science-fiction, est sortie mercredi sur fond d’espoir d’un retour des spectateurs dans les salles de cinéma après des mois de fermeture.

Tenet empoche 20 millions $ aux États-Unis

Agence France-Presse
LOS ANGELES — Alors que les cinémas malmenés par la pandémie du nouveau coronavirus ont du mal à revenir à la normalité, la première grande sortie de Hollywood en six mois, la superproduction Tenet signée du prince du box-office Christopher Nolan, a empoché 20 millions $ en cinq jours aux États-Unis, selon la firme d’analyse du box-office Exhibitor Relations.

En temps normal, un tel montant aurait été inquiétant pour Warner Bros., son distributeur. Avec un budget de production de 200 millions $, la sortie du film représente un enjeu majeur pour le studio.

«Littéralement, il n’y a pas de contexte permettant de comparer les résultats du lancement d’un film durant une pandémie», a écrit Warner Bros. dans un communiqué, alors que beaucoup de salles de cinéma opèrent à capacité réduite en raison de la pandémie de COVID-19.

Aux États-Unis, Warner Bros. compte néanmoins capitaliser sur l’importante fin de semaine fériée de la fête du Travail.

Tenet, une superproduction entre espionnage et science-fiction, est sortie mercredi sur fond d’espoir d’un retour des spectateurs dans les salles de cinéma après des mois de fermeture.

Selon Hollywood Reporter, dans le monde, le film a remporté 150 millions $ depuis sa première.

Après plusieurs reports, le film a été le premier à oser une diffusion en salle durant la pandémie.

À l’opposé, Disney, par exemple, a préféré sauter la case grand écran pour son produit phare, Mulan, redirigé vers les plateformes.

Le dernier James Bond, Mourir peut attendre, qui aurait dû sortir au cinéma en avril, a été reporté à novembre.

Tenet a été lancé dans plus de 70 pays, dont la plupart des pays européens, le Canada, l’Australie et la Corée du Sud.

Sans révolutionner les genres auxquels son film s’attaque avec fougue pendant deux heures trente, Nolan pousse le curseur très loin. Pour le volet espionnage, il y a des effluves de «James Bond».

Les personnages vont pouvoir avancer normalement dans l’intrigue ou reculer dans le temps pour tenter d’avoir un coup d’avance sur l’autre.

De quoi dynamiter, avec cette touche de fantastique, une trame sinon classique d’un agent secret — John David Washington, fils de Denzel, vu dans BlacKkKlansman — aux trousses d’un esprit du mal — Kenneth Branagh, glaçant — qui menace l’humanité.

Tenet a été tourné dans sept pays différents.