La liste des films testaments, en l'honneur du 20e des Yeux grands fermés

Les yeux grands fermés (1999), Stanley Kubrick

Est-ce que ce dernier long métrage du grand maître résume toutes les obsessions de Kubrick? On pourrait en débattre longuement, mais il s’agit d’un véritable film testament, complété à titre posthume, une œuvre puissante. Le cinéaste américain a toujours dérangé, jusqu’à la fin : les scènes d’orgie furent censurées... Éric Moreault

Vivement dimanche (1983), François Truffaut

Le dernier effort du réalisateur français se démarque par sa volonté de se «moquer» des codes esthétiques du film noir des années 1950, ceux des grands maîtres du genre portés aux nues par Truffaut lorsqu’il était critique aux Cahiers du cinéma. Une façon de boucler la boucle et une lettre d’amour au cinéma. Éric Moreault

Fanny et Alexandre (1982), Ingmar Bergman

Bien que le phénoménal cinéaste suédois a, techniquement, tourné Sarabande (pour la télé) après Fanny et Alexandre, ce long métrage fut dès le début conçu comme la somme de sa prolifique carrière, un film très personnel sur l’enfance et la création. Résultat : un chef-d’œuvre. Éric Moreault

La voix de la lune (1990), Federico Fellini

Si le dernier film de Fellini peut déstabiliser par son côté confus, les moments de pure fantaisie qui le traversent valent de s’y attarder. Tout spécialement si on est un fan du travail du réalisateur à l’imagination débordante, puisqu’il reprend plusieurs thèmes qui traversent sa filmographie. Josianne Desloges

Il était une fois en Amérique (1984), Sergio Leone

Le cinéaste clôt de magistrale façon une saga sur l’histoire américaine avec ce film de gangsters, qui puise aussi à la nostalgie de l’enfance. La mort de Dominic, au pied du pont de Manhattan qui baigne dans la fumée et les teintes sépia, est une scène d’anthologie. Josianne Desloges