La saison du Ciné-club de Jonquière ouvrira le 16 janvier avec Juste la fin du monde, ce qui permettra aux habitués de poursuivre leurs fréquentations avec l'oeuvre de Xavier Dolan.

Ciné-club de Jonquière: un Xavier Dolan comme apéritif

Le Québec et la France, ainsi que des incursions aux États-Unis et en Corée du Sud: tel est le positionnement géographique du Ciné-club de Jonquière dans le cadre de sa programmation d'hiver. Fractionnée en deux pour favoriser la venue de productions plus récentes, une pratique introduite à l'automne, cette saison débutera le 16 janvier avec un ami de la maison, Xavier Dolan.
On projettera Juste la fin du monde et pour ceux qui l'ignoreraient, ça se passera à la Salle François-Brassard, où les cinéphiles ont rendez-vous tous les lundis, à 19h30. «Nos habitués aiment suivre des réalisateurs, des gens comme Woody Allen, Pedro Almodovar et Xavier Dolan. Cette fois, on voit celui-ci sortir du monde de l'adolescence pour créer un film d'adultes particulièrement intense», décrit la directrice générale du ciné-club, Sylvie Poisson.
Sachant que cette oeuvre est attendue, elle croit que l'assistance pourrait grimper à 200 personnes, alors que la moyenne joue autour de 100 à 125 entrées par soir. Si tel est le cas, on peut anticiper de belles choses pour le deuxième programme, celui du 23 janvier. Après avoir assisté à une réunion familiale chargée de tension, plusieurs auront envie de sourire en visionnant La vache, une comédie française réalisée par Mohamed Hamidi.
«C'est un film-événement. On voit un homme traverser le pays avec sa vache afin de participer à un salon de l'agriculture», mentionne Sylvie Poisson. Toujours en France, la soirée du 6 février donnera lieu à une performance mémorable, alors que Catherine Frot prêtera ses traits à Marguerite Dumont, une femme qui, après avoir fait oeuvre de mécène, entreprend de donner un concert en faisant fi des limites de sa voix.
«Le scénario de Marguerite est inspiré d'un fait vécu et c'est le deuxième film qui relate l'histoire de cette femme. Bien qu'il s'agisse d'une comédie, l'interprétation est touchante», fait observer Sylvie Poisson. Pour compléter le carré français, notons l'apparition du nouveau Téchiné, Quand on a 17 ans, le 20 février. Ce drame s'articule autour d'un conflit entre deux adolescents qui, un jour, se retrouvent sous le même toit.
La semaine suivante, le Québec se manifestera par l'entremise d'Un ours et deux amants, de Kim Nguyen. Ce film mettant en vedette Tatiana Maslany se déroule dans l'Arctique, où un jeune couple hanté par ses démons amorce un périple au-delà des horizons glacés. Le décor est différent de celui de Manchester By The Sea, à l'affiche le 30 janvier, mais dans les deux cas, on voit évoluer des personnages arrivés à la croisée des chemins.
En matière de dépaysement, toutefois, rien n'égalera Mademoiselle, un long métrage de la Corée du Sud qui se déroule dans les années 1930. La trame historique est lourde, puisque l'histoire se déploie au moment où le Japon occupe la Corée. C'est dans ce contexte qu'une jeune femme embauchée par une riche Japonaise, à titre de servante, ourdit un complot contre sa patronne.
«On parle ici d'un film pour cinéphiles, alors qu'on est dans l'esthétique asiatique. Nos habitués, dont certains fréquentent le ciné-club depuis 40 ans, aiment voir des productions de ce genre. Elles offrent l'occasion de découvrir des régions et des cultures qui nous sont moins familières», souligne Sylvie Poisson, qui présentera Mademoiselle le 13 février.
Quant à la suite des choses, elle sera balisée par six rendez-vous, ce qui nous mènera à la mi-avril. Deux d'entre eux s'annoncent prometteurs, alors que la comédie musicale La La Land, ainsi que le dernier opus de Pedro Almodovar, Julieta, feront escale à Jonquière. Les autres titres seront annoncés en cours de saison.