Plusieurs projections ont été intégrées dans la scénographie de Christian Roberge, afin de coller à l’esprit de la pièce <em>Le cas Joé Ferguson</em>.
Plusieurs projections ont été intégrées dans la scénographie de Christian Roberge, afin de coller à l’esprit de la pièce <em>Le cas Joé Ferguson</em>.

Christian Roberge et le Théâtre Mic-Mac en nomination au Gala des Arlequins

Le Théâtre Mic-Mac a vu l’un de ses fidèles collaborateurs, Christian Roberge, décrocher une mise en nomination dans le cadre du Gala des Arlequins. Pour une cinquième fois en l’espace de 12 ans, le Robervalois fait partie des finalistes dans la catégorie Meilleure scénographie pour le travail réalisé en 2019 sur la production Le cas Joé Ferguson.

Ce sont les membres du jury qui déterminent qui sera en nomination dans les dix catégories balisant le concours. Ils le font après avoir visionné les vidéos soumis à l’organisme responsable de cet événement annuel, la Fédération québécoise de théâtre amateur. COVID-19 oblige, c’est en mode virtuel, quelque part en juin, que l’identité des lauréats sera dévoilée.

« Il a conçu une scénographie remarquable pour Le cas Joé Ferguson, en plus de réaliser l’affiche. Son travail est toujours apprécié », a commenté Élise Hudon Thibault, responsable des communications pour le Mic-Mac, au cours d’une entrevue accordée au Quotidien. Elle a ajouté que deux fois déjà, l’homme a été récompensé aux Arlequins. Il a gagné avec Le rire de la mer (2008), puis Jouliks (2017).

Modeste, le principal intéressé insiste sur l’apport de ses partenaires, à commencer par le metteur en scène Réjean Gauthier. Un autre qui a mis son grain de sel est Alexandre Nadeau. Pour la première fois, en effet, la compagnie amateur a eu recours à des projections afin d’habiller l’oeuvre de la dramaturge Isabelle Hubert.

« Ça prenait une technique poussée, ce qui a constitué pour nous un défi, en même temps qu’une belle expérience. Grâce à Alexandre, un gars généreux, on a installé trois écrans de 12 pieds par 12, sur lesquels on a montré des tableaux peints par les soeurs Marie et Catherine Le Moyne. Je trouvais que leur caractère forestier reflétait l’esprit de la pièce », raconte le scénographe.

Sa formation en design intérieur, jumelée à sa pratique professionnelle en tant que graphiste, constituent de précieux atouts pour celui qui est associé au Mic-Mac depuis 32 ans. On pourrait le croire blasé après avoir été mis en nomination si souvent, mais ce n’est pas le cas, puisque chaque marque de reconnaissance rejaillit sur la compagnie basée à Roberval.

« Ça fait un petit velours. C’est l’fun d’avoir été choisi, surtout quand on sait que 70 troupes soumettent des dossiers. En ce qui me concerne, la scénographie a toujours représenté un loisir, mais avec le temps, à force de côtoyer des metteurs en scène, on prend des trucs », fait observer Christian Roberge.

Après Le cas Joé Ferguson, proposée au printemps 2019 à la Salle Lionel-Villeneuve de Roberval, une autre pièce a été montée. Il s’agit de Bonne retraite, Jocelyne, de l’auteur Fabien Cloutier. Cette oeuvre qui devait tenir l’affiche le mois dernier a été reportée en raison de la pandémie.

« Nous étions à une semaine de la première. On avait envie de pleurer, mais c’est partie remise », assure le scénographe. Il faudra donc patienter avant de découvrir comment les comédiens composeront avec le fait d’évoluer directement sur le plancher, à deux pieds du public, ainsi intégré à l’action. La mise en scène est signée Bruno Paradis.

Cette photo donne un aperçu de la scénographie conçue par Christian Roberge pour la pièce Le cas Joé Ferguson, une production du Théâtre Mic-Mac en nomination au Gala des Arlequins.