Jean-Simon Leduc et Théodore Pellerin incarnent deux frères dans une famille dysfonctionnelle, mais qui s’aime, dans le premier long-métrage de Sophie Dupuis.

«Chien de garde» en primeur

Pour la première fois au Saguenay-Lac-Saint-Jean, mercredi soir, la cinéaste Sophie Dupuis présentera le drame Chien de garde, acclamé par la critique, à 20 h, au Cavô de Chicoutimi.

La réalisatrice originaire de Val-d’Or est une habituée du festival de courts-métrages REGARD, qu’elle considère d’ailleurs comme un de ses meilleurs publics, mais il s’agit cette fois de son premier long-métrage. Celui-ci met en vedette Jean-Simon Leduc et Théodore Pellerin dans la peau de deux frères de Verdun, qui font la sale besogne de collecteurs pour leur oncle, joué par Paul Ahmarani.

« Ça parle d’une famille dysfonctionnelle, mais ce qui ressort beaucoup, c’est l’amour et la tendresse entre eux. Tout le monde peut se reconnaître parce que même si ce n’est pas facile, on comprend pourquoi ils restent ensemble, explique Sophie Dupuis en entrevue téléphonique. C’est un film violent, mais quand les gens sont prévenus, ils trouvent que ce n’est pas si pire que ça ! »

Sorti en mars, Chien de garde a été nommé dans huit catégories au prochain Gala Québec Cinéma. La réalisatrice a répété cinq semaines avec les acteurs avant le tournage, ce qui apporte une créativité différente pour toute l’équipe.

« C’est coûteux, mais je ne saurais pas travailler autrement. On ne fait pas les scènes pour les apprendre par coeur, mais on les décortique, on en parle, et on fait même des changements. Ça permet d’approfondir les personnages et d’apprendre à les connaître ensemble. Une fois sur le plateau, tout le monde est moins stressé, et c’est là qu’on peut atteindre des moments de grâce. »

Sophie Dupuis sera disponible après la projection pour échanger avec le public. Son court-métrage Faillir sera aussi présenté. « J’ai vraiment hâte ! », assure celle qui prépare déjà son deuxième long-métrage, qui s’intitulera Souterrain et se déroulera dans les mines abitibiennes.