Les personnages de Jorge Aguilar feront de l’oeil aux visiteurs du CNE jusqu’au 2 décembre prochain.

Charmant retour en enfance

Le rideau se lève sur un décor ludique et coloré pour celui qui pénétrera dans l’une des salles du Centre national d’exposition (CNE) de Jonquière. À la manière d’un journal intime et inspiré par l’enfance et par le jeu, l’exposition Tour de cirque dévoile les émotions de son créateur, Jorge Aguilar.

Originaire du Mexique, Jorge Aguilar est aujourd’hui installé dans la métropole. C’est la première fois que le CNE expose ses oeuvres aux couleurs qui rappellent la décoration d’une chambre d’enfants et aux rondeurs qui contrastent avec ce qu’on a l’habitude de voir de nos jours. Inspirées par des techniques de sculpture latines, certaines oeuvres de Jorge Aguilar rappellent des jouets endommagés, qu’on aurait retapés pour leur donner une seconde vie. D’autres évoquent plutôt la danse, avec ses personnages voluptueux.

L’une des pièces, représentant un artiste sur la scène devant un public attentif, fera certainement sourire le visiteur, puisque tous les petits visages ont été sculptés de façon différente.

De par leur caractère enjoué, les oeuvres participent au prolongement de la tradition de la céramique mexicaine, un mode d’expression riche de ce pays.

Le visiteur pourra également «participer» à l’une des oeuvres, puisqu’un miroir a été intégré à un assemblage de céramiques, nous invitant à nous y regarder.

«Je vous invite à mon Tour de cirque ludique, quelquefois indiscret, toujours tendre, de la loge au numéro raté, en passant par le trac et les répétitions, le voyage et la mort, la cohue de l’entrée et le ravissement sous la tente», confie le créateur, installé à Montréal depuis 2004.

L’une des pièces, représentant ce qui semble être un chanteur d’opéra sur la scène devant un public attentif, fera certainement sourire le visiteur, puisque tous les petits visages ont été sculptés de façon différente, avec des mimiques différentes les unes des autres. Le visiteur pourra également «participer» à l’une des oeuvres, puisqu’un miroir a été intégré à un assemblage de céramiques, nous invitant à nous y regarder. L’oeuvre a peut-être été installée pour qu’un le visage d’un enfant s’y reflète, puisque l’auteure de ces lignes a dû se «rapetisser» de plusieurs centimètres pour que son visage apparaisse au centre de l’oeuvre.

Les personnages de Jorge Aguilar feront de l’oeil aux visiteurs du CNE jusqu’au 2 décembre prochain.

Les personnages de Jorge Aguilar feront de l’oeil aux visiteurs du CNE jusqu’au 2 décembre prochain.

Les personnages de Jorge Aguilar feront de l’oeil aux visiteurs du CNE jusqu’au 2 décembre prochain.