Sur cette photographie captée récemment à Péribonka, on voit la chanteuse Sola Nkani en compagnie des membres de Chantier Caravane. La bande sera de nouveau réunie samedi soir, au Côté-Cour de Jonquière, afin de présenter des compositions empruntant à différents genres musicaux.

Chantier Caravane revient à la maison

Six musiciens, une chanteuse et un VJ cohabiteront sur la petite scène du Côté-Cour de Jonquière, samedi, à 20h30. Associés à différents projets, tous évoqués dans le cadre de cette soirée qui épousera les traits d’un mini-festival, ils interpréteront des pièces où le jazz occupera une place de choix, sans toutefois empêcher d’autres genres musicaux d’émerger.

Cette production baptisée Chantier Caravane est portée par un groupe qui, lui, se nomme Chantier. Formé en 2017, il fut un trio, avant de réunir tous les artisans du spectacle, soit Guillaume Tremblay (claviers, saxophone), Sola Nkani (voix), Louis Beaudoin-de la Sablonnière (guitare), Pierre-David Girard (batterie), Mathieu Létourneau (batterie), Guillaume Ouellet (voix), Antoine Simard (contrebasse) et le VJ Gabriel B. LeCouffe.

Parfois, ils jouent ensemble, alors qu’à d’autres moments, des entités différentes occupent le devant de la scène. Ainsi, Sola Nkani chantera trois pièces de son cru à Jonquière, alors que les membres de Quinos feront dans le jazz rock avant de passer le témoin au Guillaume Tremblay groupe. Guillaume Ouellet, lui, assumera les rôles d’animateur et de slammeur, tandis que Gabriel B. LeCouffe diffusera des images reflétant l’esprit qui anime ses camarades depuis le début de cette joyeuse équipée.

«Ce sera une grosse soirée de musique et comme le déroulement s’apparente à celui d’un cabaret, ça roule tout le temps. Ce qu’on fait est un brin déjanté. De concert en concert, on se laisse aller. Ça évolue constamment, d’où le nom Chantier qui chapeaute ce projet», a décrit Guillaume Tremblay à l’occasion d’une entrevue accordée au Progrès.

Le groupe est d’autant plus soudé qu’il s’est produit à Montréal, Rouyn-Noranda et Péribonka dans les dernières semaines. Le voici qui revient à la maison, en quelque sorte, plus convaincu que jamais de la pertinence de cette démarche. «Nous avons fait le contraire des humoristes, note Guillaume Tremblay d’un ton guilleret. Nous arrivons dans la région après avoir rodé notre spectacle dans la grande ville.»

Fier de travailler avec des gens aussi doués, il vante la voix de Sola Nkani, une Almatoise formée en chant classique à l’Université de Montréal. Ce qui l’impressionne tout autant, c’est le slam de Guillaume Ouellet, ainsi que l’audace affichée par les membres de Quinos et du Guillaume Tremblay groupe. «Ça se veut expérimental, mais grâce à la formule, tout le monde peut apprécier le spectacle», assure le saxophoniste.

La réaction s’est révélée si positive que d’autres rendez-vous pourraient se matérialiser, dont un le 19 septembre, au Collège d’Alma. Les partenaires croient même en la possibilité de vendre Chantier Caravane à des diffuseurs de l’extérieur de la région. «Ça correspondrait à notre devise. Pour nous, c’est le chantier à l’année», fait observer Guillaume Tremblay.