Présidente d’honneur du Symposium d’art multidisciplinaire, Chantale Hudon en profitera pour échanger avec les jeunes artistes réunis au Centre national d’exposition de Jonquière. Elle prendra aussi plaisir à voir évoluer les créations qui naîtront les 27 et 28 septembre, sous le thème «Osez agir».

Chantale Hudon, présidente du symposium du CNE

Chantale Hudon sera la présidente d’honneur du Symposium d’art multidisciplinaire, une activité présentée pour une 12e fois par le Centre national d’exposition (CNE) de Jonquière, les 27 et 28 septembre. Celle qui oeuvre depuis 42 ans à la galerie La Corniche de Chicoutimi a accepté cette responsabilité de bon coeur, mais aussi avec un brin d’émotion.

« Ça m’a touchée lorsque Manon (Guérin, directrice du CNE) m’en a parlé plus tôt cet été. J’ai assisté à plusieurs éditions du symposium. J’ai fait partie du jury dans la deuxième année et je sais à quel point cette activité est importante pour les jeunes artistes à qui elle s’adresse. En étant regroupés pendant deux jours, ils peuvent se comparer, tisser des liens et mettre en commun leur réseau de contacts », a énoncé la propriétaire de La Corniche, jeudi, au cours d’une entrevue accordée au journal.

Le thème proposé cette année est « Osez agir ». Il balisera la créativité déployée par les participants, lesquels toucheront à toutes les sphères des arts visuels. Ils produiront des oeuvres sur place, sous l’oeil des visiteurs, de la présidente d’honneur et de Paul Turgeon, un artiste professionnel qui les épaulera dans leur démarche. Une exposition suivra, étalée sur quelques semaines.

« C’est le fun de voir évoluer les oeuvres qui naissent au cours du symposium », fait valoir Chantale Hudon, qui encourage le public à effectuer un détour vers le mont Jacob. En plus d’accompagner les participants, elle prononcera une conférence à leur intention. Il sera question, entre autres, des changements qui sont intervenus dans le monde des arts.

« Dans un contexte de mondialisation, on n’a plus le choix d’aller voir ailleurs. Tout en continuant de vivre dans sa région, on doit sortir pour découvrir ce que produisent les autres et pour montrer ses propres choses. Moi-même, à la galerie, j’ai développé une clientèle à l’extérieur du Saguenay–Lac-Saint-Jean grâce à mon site Web. Il faut se démarquer », plaide la présidente d’honneur.

Autre signe que les temps changent, elle constate avec bonheur que le milieu de l’art s’est rapproché des galeristes.

Il fut un temps, en effet, où il était mal vu de collaborer avec ces gens qui servent d’intermédiaires entre les créateurs et les individus souhaitant acquérir un tableau, une sculpture. « C’était un phénomène essentiellement québécois. Il y avait une part de snobisme là-dedans, alors qu’aujourd’hui, la nouvelle génération se montre plus ouverte », constate Chantale Hudon.