Le Centre Bang vient d'obtenir la reconnaissance de résidence internationale du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). Patrick Moisan, directeur adjoint du centre d'art actuel, se prépare à recevoir un artiste belge et un artiste colombien au cours de 2017.

Centre Bang de Chicoutimi: résidence internationale reconnue

Une porte sur l'international s'ouvre pour le Centre Bang de Chicoutimi. Le Centre d'art vient d'obtenir la reconnaissance de résidence internationale du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). Ainsi, il pourra accueillir des artistes étrangers en résidence et permettre à des créateurs d'ici de vivre une expérience similaire à l'extérieur du pays.
Le CALQ développe dans plusieurs pays à travers le monde des ententes d'échanges croisés pour permettre le rayonnement et la circulation des artistes québécois. Le Centre Bang fait maintenant partie du réseau de résidences internationales.
«On est bien fier d'avoir réussi à obtenir cette reconnaissance. Le CALQ reconnaît Bang telle une institution majeure d'accueil d'artistes en résidence sur le territoire québécois. Le CALQ travaille avec les meilleures infrastructures, les meilleurs outils et ressources humaines pour accueillir et soutenir les artistes. C'est donc aussi une sorte de félicitations pour les travailleurs culturels du centre. La place importante du Centre Bang au Québec est reconnue», se réjouit Patrick Moisan, directeur adjoint du Centre d'art actuel.
Dès cette année, il pourra accueillir des artistes belges en arts visuels et numériques en résidence. À l'inverse, des artistes québécois pourront s'envoler pour la Belgique dans le cadre de résidences de longue durée.
«C'est une reconnaissance majeure comme lieu de diffusion et de soutien aux artistes, mais ça amène aussi du rayonnement et du financement. On pourra faire du développement qui bénéficiera aussi à la communauté locale.»
L'échange sera possible entre le Centre Bang et le BPS22, musée d'art de la province de Hainaut. Un artiste québécois pourra séjourner deux mois à Charleroi chez BPS22.
«BPS22, c'est très très gros. En Belgique, ils ont le statut de musée. Ils disposent d'une salle d'exposition de 800 m2», s'étonne encore Patrick Moisan.
L'entente est le fruit de démarches entreprises dès 2013. «Une première mission de prospection a eu lieu en Belgique en 2013. Depuis, le contact a été continu. Il fallait que les représentants des gouvernements se parlent. Il fallait s'assurer que les conditions soient bonnes, que les partenaires soient fiables», explique Patrick Moisan.
Avec la Colombie
Le CALQ a également approché le Centre Bang pour tenter une première expérience d'échange avec la Colombie. Une artiste colombienne effectuera un passage au centre de la rue Racine à compter d'avril.
«C'est une première tentative avec la Colombie. L'entente entre le CALQ et le gouvernement colombien tient pour un an. Après l'essai au Centre Bang, le CALQ va décider s'il reconduit l'entente pour trois à cinq ans. Si ça fonctionne, un centre sera choisi là-bas pour accueillir les artistes d'ici.»
L'année 2017 risque donc d'être plutôt chargée pour le Centre Bang.
«Pour 2017, on va être résidence internationale deux fois. En incluant ces résidences, en 2017-2018, on prévoit 14 ou 15 résidences. Espace virtuel et Séquence ont toujours fait des résidences. En travaillant ensemble, avec Bang, on a réussi à bonifier nos installations.»
Les artistes intéressés par une résidence en Belgique ont jusqu'au 1er avril 2017 pour déposer leur dossier. La résidence aura lieu l'automne prochain.