Catherine Durand présentera un spectacle composé du mélange des pièces de son dernier album La pluie entre nous et de titres issus de ses précédents opus au Côté-Cour de Jonquière le 10 novembre.

Catherine Durand dans l'inconnu

À l’aube de son 20e anniversaire de carrière, Catherine Durand sentait le besoin de se renouveler, de se mettre en danger. C’est le résultat de ce désir, qui prend la forme d’un nouvel album intitulé La pluie entre nous, qu’elle vient présenter au public de la région, le 10 novembre, au Côté-Cour de Jonquière.

Catherine Durand est fidèle à la salle jonquiéroise. « C’est un classique. Je vais au Côté-Cour chaque fois que je viens présenter un nouvel album. C’est tellement une belle place, une belle ambiance. C’est un de mes endroits préférés au Québec », affirme-t-elle d’emblée dans le cadre d’un entretien téléphonique. 

Le 10 novembre, elle viendra y présenter les pièces de son dernier album, un opus qu’elle a réalisé entourée d’une nouvelle équipe.

« Je me suis questionnée. Je me suis demandé ce que j’allais présenter », explique-t-elle. « Il faut surprendre les gens et se surprendre soi-même. Il faut arriver avec quelque chose de nouveau. On est dans une espèce de gros terrain de jeux. La beauté du métier, c’est qu’il n’y a pas de limites. C’était important pour moi, au sixième album, de changer mes habitudes et de me faire brasser un peu. C’est pour ça que j’ai décidé de m’entourer de gens nouveaux. C’est un album sur lequel j’ai essayé des affaires. Des fois, on est plus dans nos pantoufles. Pour celui-là, je me suis lancé dans l’inconnu. Je me suis fait déstabiliser. »

Elle a confié la réalisation de La pluie entre nous à Emmanuel Éthier (Jimmy Hunt, Bernhari, Peter Peter, Chocolat). 

Ariane Moffatt aux claviers, Joe Grass (Patrick Watson) au pedal steel, José Major (Pierre Flynn, Marie-Pierre Arthur) à la batterie, et Salomé Leclerc à l’écriture et à la guitare ont aussi collaboré à l’album. 

« J’avais envie de m’entourer de gens créatifs. C’est un métier très solitaire. Quand on peut avoir l’apport de gens qu’on admire et respecte, c’est merveilleux. »

La démarche ajoute à la fierté de l’auteure-compositrice-interprète quant au résultat. « J’ai pris la bonne décision en unissant ces gens-là. Les nominations prouvent que ç’a marché. »

Effectivement, La pluie entre nous était en nomination dans la catégorie « Album de l’année – adulte contemporain » à l’ADISQ et l’est toujours dans la catégorie « Auteur compositeur francophone de l’année » aux Canadian Folk Music Awards, un prix qu’elle a déjà gagné avec l’album Cœurs Migratoires.

« Je suis bien contente. Même si je ne fais pas le métier pour ça, c’est une tape dans le dos. C’est un milieu difficile. La reconnaissance fait du bien. Ça m’aide à avoir envie de continuer dans les moments où je me pose la question. Ça me prouve juste que je suis à la bonne place et que mes chansons ont leur place dans le milieu culturel québécois. »

Il y a maintenant près de 20 ans que Catherine Durand fait son chemin dans le milieu de la musique. Elle a lancé son premier album sur cassette en 1998. Son nouveau spectacle permet d’ailleurs de replonger dans les titres qui ont marqué son parcours grâce à un mélange entre nouveautés et titres issus de ses cinq albums précédents. « Je commence à avoir du choix. Le défi, c’est de faire cohabiter l’univers de ces six albums composés en presque 20 ans de carrière pour créer un spectacle d’aujourd’hui homogène », estime-t-elle. 

L’artiste a dû retravailler plusieurs pièces pour créer un tout. 

« Certaines chansons m’ont donné du fil à retordre. Il a fallu prendre des chansons plus country et plus folk pour les revamper de façon plus moderne. J’ai dépouillé des pièces et je les ai réarrangées. C’est un beau moment de création. »

Au Côté-Cour, elle présentera le résultat de son travail en compagnie des musiciens José Major (batterie) et Gabriel Gratton (clavier, guitare, basse).

« C’est surprenant de voir à quel point on réussit à occuper un grand spectre sonore à trois », affirme-t-elle. « Je suis fière de ce spectacle. Il a un côté rock et un côté planant, à mon image. »