Casse-Noisette: de la magie sur scène

Décors magnifiques, costumes à couper le souffle, danse qui fait rêver : la 21e année de Casse-Noisette en est une autre de succès pour le Prisme culturel.

La salle Michel-Côté d’Alma était remplie à craquer, mercredi matin, à l’occasion d’une représentation scolaire qui rassemblait 500 jeunes venus de Saguenay. Silencieux, même les plus petits semblaient émerveillés par le spectacle. Cependant, détrompez-vous, si vous croyez que Casse-Noisette s’adresse seulement aux enfants, peu importe l’âge, il est impossible de rester de glace devant le spectacle proposé par la directrice artistique, France Proulx.

Petits et grands se laisseront émerveiller par la production du Prisme culturel, qui célèbre un 21e succès cette année.

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean a de quoi être fier ; peu d’endroits peuvent se targuer d’avoir une production régionale d’une aussi grande qualité. Cent trente danseurs et plus de 200 000 $ sont nécessaires à la réalisation de ce spectacle. Dans Casse-Noisette, le talent n’a pas d’âge, puisque les plus jeunes danseurs ont 7 ans, et les plus vieux, 60 ans. Peu importe le rôle et l’âge, chaque personnage est joué avec le même professionnalisme. On n’a pas l’impression d’assister au spectacle d’une école de danse, mais plutôt d’une troupe professionnelle. C’est d’ailleurs ce que dit France Proulx aux membres de la distribution : « Ici, vous n’êtes pas des élèves, vous êtes des danseurs. »

préparation de quelques mois

Mme Proulx indique que les premières auditions pour Casse-Noisette ont lieu au mois d’août. Les répétitions pour le spectacle, elles, commencent seulement au mois d’octobre. Si cela semble un temps plutôt restreint pour monter un spectacle d’une telle ampleur, France Proulx rappelle que les danseurs sont habitués. « Ce sont déjà des élèves de danse, qui ont leur technique. Il ne leur reste plus qu’à apprendre leur place et à travailler avec les décors. »

La directrice artistique et membre fondatrice du Prisme culturel admet cependant que le moment est « court, mais intense ». « La fin de semaine, c’est la mise en scène et la performance des danseurs », ajoute-t-elle, précisant que la première partie de la production a un côté plus théâtral, qui rejoint les plus petits, alors que la deuxième partie est davantage axée sur la danse.

Pour Mme Proulx, le Casse-Noisette est l’occasion de « démocratiser la danse classique, de rendre la danse classique accessible à tous ».

Qu’ils aient 7 ou 60 ans, tous les danseurs offrent des performances exceptionnelles, passant aisément du rôle d’élève à celui de danseur professionnel.

La représentation théâtrale est donc une forme de médiation culturelle. « Quand tu vas dans un spectacle, il y a quelque chose que tu n’as pas quand tu regardes une vidéo ou un film. C’est ça aussi qu’il faut communiquer. La culture, c’est ça, [ce sont] des sentiments, des émotions que tu ne verras pas à travers une vidéo, mais que tu vas ressentir dans la salle. C’est ça qu’il est important de communiquer à des jeunes d’âge scolaire. »

Si le but de Casse-Noisette est de démocratiser le ballet et la musique classique, pas de doute, on peut dire mission réussie. En effet, les amateurs de ballet seront enchantés par la production, et les initiés risquent fortement d’avoir la piqûre.

Entre décors et costumes, rien n’est laissé de côté pour subjuguer le spectateur et le laisser entrer dans l’univers magique que propose Casse-Noisette du Prisme culturel.

La production dépasse les attentes et nous offre une incursion magique dans l’univers merveilleux proposé par E.T.A. Hoffmann et repris par Tchaïkovski. En fait, la seule chose qu’on trouve à reprocher à Casse-Noisette, c’est son trop petit nombre de représentations...