Plusieurs jeunes du primaire ont pu s’initier à la danse et à la musique classique, mardi, à Alma, avec une présentation spéciale de Casse-Noisette.

Casse-Noisette avant Noël

Les années passent, mais Casse-Noisette continue de charmer. Pour une 19e année, le Prisme culturel présente ce ballet féérique à la salle Michel-Côté d’Alma. Un peu plus de 150 danseurs et comédiens participent à ce spectacle présenté au grand public les 15, 16 et 17 décembre.

« Toute grande ville à son Casse-Noisette. C’est un ballet dansé partout dans le monde et c’est une tradition qu’on veut garder dans la région. Le spectacle met les gens dans l’ambiance des Fêtes », commente France Prouxl, directrice artistique au Prisme Culturel, une école de danse qui enseigne à des jeunes et moins jeunes de partout dans la région.

Mardi, des élèves de plusieurs écoles primaires ont eu un avant-goût du spectacle. La première partie a été présentée à quelques centaines de jeunes. La direction du Prisme Culturel privilégie d’ailleurs le ballet Casse-Noisette, en raison de son accessibilité. Le spectacle s’adresse autant aux néophytes qu’aux initiés de la danse classique. 

Certains tableaux valorisent les talents théâtraux des débutants, alors que d’autres mettent en valeur des danseurs professionnels. Les plus jeunes participants ont impressionné par leurs pas synchronisés sur les notes de La Marche de Tchaïkovski. Les danseurs ont également bien incarné l’élégance de la jeune Clara et l’espièglerie de Fritz pendant la soirée de Noël.

Les techniques exigeantes du ballet sont mises davantage en vedette dans les autres tableaux, dont celui au pays des neiges, alors que Clara danse avec le prince Casse-Noisette. La fête d’enfants laisse tranquillement sa place à une scène plus romantique. 

« C’est un ballet qui démocratise la danse. Il permet aux spectateurs de s’initier à la danse classique, mais également à la musique classique », note Mme Prouxl, en faisant référence à l’œuvre de Tchaïkovski. 

Installations professionnelles

Le Prisme culturel n’a rien à envier aux grandes productions. Dans les premières années, l’organisation se débrouillait avec des décors rudimentaires, en carton mince. L’équipe compte aujourd’hui sur des installations professionnelles qui permettent de changer rapidement de tableau, sans briser le rythme du spectacle. 

Directeur de la troupe de Ballet Synergie, Jean-Daniel Bouchard joue pour la première fois le rôle du parrain Drosselmeyer. Le danseur, comme plusieurs autres dans le spectacle, change de rôle année après année.

« Les danseurs changent de personnages, ce qui permet aux participants d’apprendre d’autres chorégraphies. On essaye également de changer certains éléments chaque année pour capter l’œil du public. Car plusieurs spectateurs connaissent très bien le spectacle. On veut donc leur donner un petit quelque chose de différent, que ça soit dans les costumes, les décors », souligne le directeur de la troupe qui est issu du Prisme culturel. 

En 2018, l’école fêtera la 20e édition de Casse-Noisette. Le spectacle se tient grâce à l’aide de la ville d’Alma, de commanditaires et de la vente de billets. 

« On espère revenir pour une 20e année. Mais ça dépend toujours du financement. Environ 40 % de notre budget provient de la vente des billets. Ce sont nos partenaires qui permettent de présenter un spectacle de cette qualité année après année », précise Mme Prouxl. 

Casse-Noisette est présenté à 20 h le 15 décembre, et à 14 h les 16 et 17 décembre. Les billets sont en vente au coût de 40 $ pour adulte, 35 $ pour étudiants et aînés et 20 $ pour les 12 ans et moins.