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Rien ne va arrêter Bruno Rodéo qui est plus que jamais convaincu d’avoir pris la bonne décision en délaissant la construction pour se consacrer à la musique. 
Rien ne va arrêter Bruno Rodéo qui est plus que jamais convaincu d’avoir pris la bonne décision en délaissant la construction pour se consacrer à la musique. 

Bruno Rodéo lance Les étoiles se placent

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
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Les étoiles se placent. Bruno Rodéo ne pouvait mieux traduire en mots ce qu’il a l’impression de vivre. Peu importe la pandémie et les contraintes qu’elle entraîne, celui qui a quitté le monde de la construction pour se consacrer à la musique est plus que jamais convaincu qu’il a fait le bon choix. Il arrive aujourd’hui avec son nouvel album, persuadé que rien ne pourra l’empêcher d’avancer.

Après des mois de travail, Les étoiles se placent débarque sur les différentes plateformes. L’opus de 15 chansons, dont la pièce titre a été ajoutée à la toute fin du processus de création, propose un mélange de styles fidèles aux intérêts de l’artiste.

« Je pense que je reste à fidèle à ce que je suis. Je suis allé un peu plus dans le rock et le rockabilly. Avec ma formule homme-orchestre, c’est le style qui est le plus impressionnant, le plus l’fun, explique-t-il au cours d’un entretien téléphonique. Il y a un feeling de party dans l’album. Il y a des trucs vraiment accrocheurs qui rendent de bonne humeur. Je ne me suis pas limité. Les limites, ce n’est pas créatif. Même si mon nom sonne country, je propose un album aux chansons très variées. J’assume mon country à 100 %, mais je suis ouvert à plusieurs styles. C’est un ramassis de mes influences. C’est fidèle à qui je suis. »

Des portions de l’album réalisé par Marc Déry ont été enregistrées à Montréal, d’autres au Saguenay, notamment au studio Le Bocal de Pascal Beaulieu.

Québec Redneck Bluegrass Project a collaboré à quelques arrangements, notamment avec l’ajout de mandoline, d’harmonica et de violon.

Pépé et sa guitare et Serge Brideau, des Hôtesses d’Hilaire, figurent également au nombre des collaborateurs dont l’album porte la marque.

Le processus de création s’est échelonné sur une longue période, notamment en raison de la pandémie. « On a eu un long break de trois mois où Marc Déry était “pogné” à Montréal. Ensuite, il est venu rester au Lac-Saint-Jean une partie de l’été. Il s’est beaucoup investi. Je ne le remercierai jamais assez pour tout ce qu’il a fait pour moi. L’album s’est tellement fait sur une longue période qu’on est devenus de bons amis. »

Lancement

Un lancement est organisé le 1er mai dans les nouveaux locaux du Centre d’expérimentation musicale de Chicoutimi-Nord, mais impossible pour le public d’y avoir accès. Les quelque 60 places disponibles ont forcé Bruno Rodéo à se casser la tête afin de trier les invités.

« Je n’ai pu inviter que quelques personnes. J’ai peur d’oublier des gens. C’est vraiment plate de faire ça. Les invitations, ç’a été un vrai casse-tête. Finalement, ce sera un moment entre amis, famille et collaborateurs. Pour moi, c’est un aboutissement. »

Après des mois de travail, Les étoiles se placent de Bruno Rodéo est maintenant disponible. 

Bruno Rodéo promet que des images seront tournées afin de les rendre disponibles au public.

Il est impatient de se produire au CEM où il a travaillé comme conseiller pendant les récents travaux d’aménagement. Bruno Rodéo a fait une exception, lui qui s’est promis de ne plus toucher à la construction.

« J’ai accepté de travailler un peu avec eux parce que c’était en lien avec la musique et que j’avais le goût de faire partie du projet. »

Même si la COVID a transformé ses plans, il ne regrette en rien son choix de laisser le monde de la construction pour se consacrer à celui de la musique. « Je me considère chanceux des choses qui m’arrivent. »

Il y a un mois, l’artiste s’est retrouvé au MTélus avec Pépé et sa guitare et Steeve Hill. Puis Pépé l’a invité à nouveau sur la scène du Vieux Théâtre de La Baie avec Sara Dufour il y a deux semaines. Il a aussi pu performer lors de la conférence de lancement de l’Estival Jazz et blues.

Les planètes semblent alignées, ou plutôt, les étoiles se placent comme il se plaît à le chanter.

« Je me trouve chanceux », affirme celui qui est entouré de toute une équipe, ce qui ne l’empêche pas de s’impliquer dans plusieurs aspects de son projet. L’auteur-compositeur-interprète s’occupe lui-même de ses réseaux sociaux. Il fait aussi le montage des capsules de la série J’vous raconte mes tounes, qu’il propose sur le Web. Il a réalisé la pochette de son album et s’occupe du graphisme de son site Internet.

« Je suis un homme-orchestre. Je fais un peu de tout. Je crois que je travaille même plus qu’avant, mais je suis beaucoup à la maison et je fais quelque chose que j’aime, je vis ma passion. »

Bruno Rodéo assure que le public de la région pourra l’entendre prochainement.

« Je ne sais pas si c’est parce que les festivals jouent “safe” en “bookant” des artistes régionaux, ou s’ils souhaitent encourager local, mais j’ai eu beaucoup de demandes. C’est intéressant en région, ce qui va m’arriver », estime celui qui espère aussi voyager avec sa musique.

« Je ne lâcherai pas. Rien ne va m’arrêter. Ce n’est pas une pandémie qui va m’empêcher d’atteindre mon but. »