Michaël assume le rôle de porte-parole dans le cadre de la Bourse Objectif Scène. Lui qui a participé à d’innombrables compétitions sait à quel point elles aident à former ceux qui s’y inscrivent, bien au-delà des prix offerts par le comité organisateur.

Bourse Objectif Scène: Michaël sera porte-parole

La Bourse Objectif Scène est de retour pour une 12e fois. Il ne s’agit plus d’une compétition, mais d’une expérience de scène à laquelle sont conviés les artistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean identifiés à la relève. Toutes les disciplines relevant des arts de la scène sont intégrées à cet événement pour lequel on sollicite présentement des candidatures.

Les personnes ou groupes qui souhaitent s’inscrire ont jusqu’au 12 avril pour se manifester. Il suffit de se diriger à l’adresse www.objectifscene.com et ceux qui hésitent, qui se demandent quel bénéfice ils pourraient retirer de ce rendez-vous annuel, auraient avantage à écouter le porte-parole de cette année, le chanteur Michaël Girard. Il a surtout fait des concours, mais raconte que le plus important, dans un tel contexte, ce n’était pas toujours la victoire.

« J’ai commencé à l’âge de 12 ans, à une époque où il y avait de nombreuses compétitions dans la région, ainsi qu’un solide groupe de candidats. Nous nous croisions lors des différentes éditions de l’Opti-Jeunesse en chanson, par exemple, de même qu’au Festival de musique du Royaume, et ça m’a fait vivre des expériences extraordinaires. En plus de nous permettre de rester actifs, ces concours nous donnaient accès à d’autres scènes », a-t-il indiqué vendredi, lors d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Il précise en riant que c’est à ses débuts que les prix ont afflué, « juste avant que ma voix mue ». Même à l’adolescence, toutefois, l’interprète a persisté en raison des opportunités de croissance offertes aux participants. « C’est en faisant des spectacles qu’on apprend à se connaître, à contrôler sa nervosité, à interagir avec le public. On retire aussi des enseignements précieux en côtoyant les collègues, en partageant ce que chacun a vécu », fait valoir Michaël.

Lui-même affirme qu’il sortira enrichi de la journée passée avec les six candidats qui se produiront le 30 mai, à la Boîte à Bleuets d’Alma. Sélectionnés par le comité organisateur de la Bourse Objectif Scène, ils passeront plusieurs heures avec le chanteur avant de présenter un numéro qui durera une vingtaine de minutes. « Nous partagerons nos expériences et si je peux les aider, ce sera tant mieux », énonce-t-il.

À ce propos, les questions qui reviennent le plus souvent, lors de ses rencontres avec des artistes de la relève, portent sur la viabilité du métier. « L’insécurité constitue la source d’inquiétude la plus courante. On me demande quoi faire pour durer, pour vivre de son art, et ma réponse est qu’il faut travailler fort et persévérer », mentionne le jeune vétéran.

Pour revenir aux concours auxquels il a participé, l’un des plus importants fut le Festival de la chanson de Granby. C’était un vieux fantasme et à l’âge de 21 ans, le Béginois a décroché le Prix du public. Plus récemment, il s’est inscrit à La Voix et même si son parcours a pris fin avant la finale, les retombées ont été significatives. « C’est ce qui m’a permis de faire bouger des choses au cours des deux ou trois dernières années », constate Michaël.

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DEUX SPECTACLES MOBILISENT LE CHANTEUR

Même si la tournée À contre sens a pris fin il y a deux semaines, après un ultime détour au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Michaël Girard reste un homme occupé. Deux spectacles qui roulent cette saison sollicitent en effet ses services, soit Francostalgie et la production Starmania, pilotée par la troupe Québec Issime. Comme ils tiendront aussi l’affiche au cours de l’été, la gestion de son agenda nécessite autant de doigté que l’interprétation d’un air classique.

« Je suis content de ce qui m’arrive. J’apprécie pleinement le fait d’être aussi actif, mais c’est vrai que ça m’oblige à jongler avec les horaires, quitte à me faire remplacer à l’occasion », fait-il remarquer. Ce sera le cas en juillet, par exemple, alors que Francostalgie élira domicile au Capitole de Québec. Pour continuer à faire Starmania à Sherbrooke, le chanteur devra compter sur la collaboration de son ami Marc-André Fortin. En plusieurs occasions, c’est lui qui assumera le rôle de Ziggy.

Si la comédie musicale créée par Michel Berger et Luc Plamondon est connue depuis belle lurette, Francostalgie constitue une nouveauté. Les quatre chanteurs associés à ce projet interprètent des titres québécois qui ont cartonné en France, ainsi que des succès de l’Hexagone devenus populaires chez nous. Le public a également droit à des interventions enregistrées par l’animateur Michel Drucker. Il partage quelques anecdotes à propos de ses artistes favoris.

« La première représentation a eu lieu en novembre et depuis, nous faisons la tournée des salles du Québec. Les producteurs travaillent aussi sur la France, où il y aurait des possibilités intéressantes, et je m’attends à chanter au Saguenay-Lac-Saint-Jean quelque part en 2020. C’est un spectacle qui devrait plaire aux gens », laisse entrevoir Michaël.

Quant à ses projets personnels, ils passent par l’enregistrement d’un cinquième album. Or, le chanteur tient à s’investir à tous les niveaux, ce qui comprend l’écriture des textes et des musiques. Cette démarche est bien engagée, mais on est loin de la ligne d’arrivée. « Je veux aller au bout de cet exercice, ce qui n’arrivera pas avant la prochaine année », évalue-t-il.