La présidente du Théâtre Mic-Mac, Céline Gagnon, souhaite reprendre la pièce <em>Bonne retraite, Jocelyne</em> à l’automne. Si ce n’est pas permis à ce moment-là, la compagnie amateur priorisera le printemps 2021.
La présidente du Théâtre Mic-Mac, Céline Gagnon, souhaite reprendre la pièce <em>Bonne retraite, Jocelyne</em> à l’automne. Si ce n’est pas permis à ce moment-là, la compagnie amateur priorisera le printemps 2021.

Bonne retraite, Jocelyne du Théâtre Mic-Mac à l’automne?

Populaire avant même la tenue de la première représentation, ainsi que le laissaient voir les réservations effectuées par des groupes, la pièce de Fabien Cloutier, Bonne retraite, Jocelyne, ne sera pas sacrifiée sur l’autel du coronavirus. L’automne prochain, au plus tard au printemps 2021, cette production du Théâtre Mic-Mac prendra l’affiche à la salle Lionel-Villeneuve de Roberval.

«Quand nous avons dû annuler, il restait une semaine avant la première. Ça nous a déçus parce le travail était presque fini et que nous aimions la mise en scène de Bruno Paradis. Nous savions aussi qu’il y avait de l’intérêt dans la communauté, étant donné que c’est un auteur connu, avec un humour particulier. Pour toutes ces raisons, nous avons toujours ce projet sur le bureau», a confirmé la présidente de la compagnie, Céline Gagnon, lors d’une entrevue accordée au Quotidien.

L’automne constitue la première option, sauf que le pouvoir décisionnel échappe aux artisans du Mic-Mac. Pour que le spectacle soit présenté à ce moment-là, le gouvernement du Québec devra donner son accord, tout comme la ville de Roberval, propriétaire de la salle. Si tel n’est pas le cas, il faudra prioriser le printemps 2021.

«Bien sûr, nous devrons retravailler la pièce et vérifier si tout le monde est encore disponible, mais en remettant Bonne retraite, Jocelyne à l’affiche, nous récupérerons les sommes investies dans la production, notamment pour les décors. Le déficit que nous allons enregistrer cette année, du fait de l’annulation, sera alors compensé», fait observer la présidente.

À l’origine, 15 représentations figuraient au programme. Elles devaient être suivies par une 16e tenue pendant l’été, dans le cadre de la Semaine de la culture. La distribution, imposante, est formée de Gervais Arcand, Hélène Cabarrus, Sonia Tremblay, Denis Lavoie, Mélanie Tremblay, France Donaldson, Annie Girard, Étienne Genest et Stéphane Doré. C’est Christian Roberge, en nomination au Gala des Arlequins pour Le cas Joé Ferguson, qui a conçu la scénographie.

«Je crois que ça aurait été pire si nous avions eu le temps de donner quelques représentations avant l’interdiction. En même temps, il faut garder en mémoire que personne ne vit du théâtre au sein de la distribution. C’est donc moins catastrophique», se console Céline Gagné, dont la tâche consistait à appuyer le metteur en scène qui, lui, est un artiste professionnel.