Blvd Baudelaire présentera un nouveau spectacle samedi soir, au Vieux Théâtre de La Baie. Le rock progressif sera à l’honneur, que ce soit par le biais des classiques du répertoire que de la chanson We Are One, la première composition originale du groupe saguenéen.
Blvd Baudelaire présentera un nouveau spectacle samedi soir, au Vieux Théâtre de La Baie. Le rock progressif sera à l’honneur, que ce soit par le biais des classiques du répertoire que de la chanson We Are One, la première composition originale du groupe saguenéen.

Blvd Baudelaire en mode prog rock

Les membres de Blvd Baudelaire ne se contentent pas d’écouter du rock progressif. Ils en jouent. Formé de six musiciens du Saguenay, ce groupe aime se frotter au répertoire de Yes, Genesis, Saga, U.K., Marillion et Pink Floyd, entre autres sommités. Il le fait pour le plaisir et aussi par goût du dépassement, ainsi que le constateront ceux qui assisteront au spectacle présenté aujourd’hui (samedi) à 20h 30, au Vieux Théâtre de La Baie.

«Ça prend des tripeux pour embarquer là-dedans, puisqu’il faut assumer le fait que cette musique est un peu casse-gueule. Nous sommes contents du résultat, cependant, et nous avons hâte de le montrer au public», raconte au Progrès le claviériste Richard Cusson. Il croit que lui et ses camarades Gilles Routhier (chant), Sacha Villeneuve (guitare), Martin Bergeron (batterie), Pierre Ouellet (basse) et Marc Pelletier (chant) ont atteint un niveau d’exécution plus élevé dans les derniers mois.

«On est bien meilleurs qu’à l’été 2019, quand on a ouvert pour Martin Deschamps à Jonquière en musique. Sacha est tout un guitariste et les chanteurs injectent plus de «feeling» dans leurs interprétations. Moi-même, je n’ai pas la prétention de jouer comme Rick Wakeman, mais ça se passe bien», estime le vétéran, dont l’un des faits d’armes demeure sa contribution au Festival de la chanson de Saint-Ambroise, où il a assumé la fonction de directeur musical de 1993 à 2009.

Le nom du groupe tient au fait qu’il a tenu ses premières pratiques sur la rue Baudelaire, à Chicoutimi. Bien qu’il s’agisse d’un passe-temps, l’attitude qui l’anime depuis sa création témoigne du sérieux de sa démarche. Le plaisir réside dans le défi posé par des pièces comme Yours Is No Disgrace, intégrée au nouveau spectacle. «Ce n’est pas la plus connue de Yes, mais elle est fantastique. Ça dure sept ou huit minutes et il y a plein de solos», décrit Richard Cusson.

Certains sont faits à l’identique, alors que d’autres autorisent les Saguenéens à donner libre cours à leur instinct. Quant à la facture visuelle, elle passe par les éclairages, plutôt que les décors et les costumes. C’est Louis Wauthier qui les a concoctés en sa qualité de metteur en scène. Il a aussi donné une cohérence à la collection de chansons figurant au programme.

«À cet égard, l’idée consistait à créer une histoire autour des pièces», explique Richard Cusson. Il ajoute que son ami a essayé de décoincer les membres de la formation, ce qui s’est fait à petites touches. Ce que remarqueront également les spectateurs, c’est la répartition des tâches entre les chanteurs. Alors que la voix de Marc Pelletier, un peu rauque, se moule bien aux compositions de Saga, Marillion et U.K., celle de Gilles Routhier, plus haute, survole les classiques de Yes.

Le public entendra aussi un titre original, We Are One, écrit par Richard Cusson et sa fille Catherine. Il reflète son désir de proposer de nouvelles choses, pas juste des reprises, et d’autres devraient suivre dans un proche avenir. «C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai embarqué dans ce projet. Il y a également le fait que ça constitue une bonne gymnastique pour un claviériste», énonce le musicien.

Fait à noter, le spectacle de ce soir sera enregistré et filmé. Ces documents serviront de carte de visite à Blvd Baudelaire au moment d’offrir ses services à différents promoteurs. «On aimerait faire d’autres places parce qu’ensemble, on s’amuse beaucoup. C’est un groupe d’amitié et personnellement, je veux continuer à jouer avec ces gars-là. Je les adore», confie Richard Cusson.

La réponse des amateurs de rock progressif pèsera dans la balance et justement, la demande qui s’est manifestée dans les dernières semaines lui donne confiance pour la suite des choses. Plus de 200 places ont été réservées (le prix des billets s’élève à 20 $, plus taxes), ce qui permet d’anticiper une bonne foule au Vieux Théâtre. «On aimerait se rendre à 350 personnes, mais au moins, on sait qu’il y en aura 250», se réjouit le musicien.