La pièce L’État mettant notamment en vedette Louise Laprade et Robert Lalonde, a attiré entre 70 et 80 personnes par représentation.

Bilan mitigé pour L’État

Quelques jours après la fin des représentations de la pièce L’État, La Rubrique dresse un bilan mitigé de sa production. La réaction positive du public et l’intérêt d’un théâtre montréalais pour la pièce font le bonheur de l’équipe, mais cette dernière aurait aimé enregistrer un plus grand nombre d’entrées.

En moyenne 70 à 80 personnes ont assisté à chacune des représentations de la production de La Rubrique présentée à 15 reprises entre le 26 septembre et le 14 octobre.

« C’est trois de plus que d’habitude. On a voulu répondre à une demande de plusieurs de nos abonnés qui nous demandaient de programmer des représentations en après-midi la fin de semaine. On en a planifié trois les dimanches à 14 h, mais une, ça aurait été suffisant. À l’avenir, ça risque d’être ça », affirme d’emblée Benoît Lagrandeur, codirecteur général et directeur artistique de La Rubrique.

La pièce écrite par Normand Canac-Marquis, mise en scène par Martine Beaulne et dirigée par Benoît Lagrandeur, mettait en scène Josée Gagnon, Monique Gauvin, Robert Lalonde et Louise Laprade.

« On s’attendait peut-être à un peu plus d’entrées puisqu’on avait deux figures connues », convient Benoît Lagrandeur, qui souligne qu’il ne dispose pas encore des chiffres finaux quant au nombre d’entrées. « C’est satisfaisant, mais jamais assez à notre goût. On est en région. Même lorsqu’un spectacle de l’extérieur est présenté une seule fois, on n’a pas toujours une salle remplie. Entre 70 et 80 personnes, c’est quand même bien. C’est moins bon que Saint-André-de-l’Épouvante où on parlait de la région, mais comparable à Peroxyde. »

Saint-André-de-l’Épouvante, écrite par Samuel Archibald, a enregistré 1500 entrées en octobre 2015, une des plus importantes assistances pour une production de La Rubrique. L’année précédente, la comédie Peroxyde avait attiré 1100 personnes.

« Je pense que la campagne interminable ne nous a pas aidés. Les gens étaient écœurés d’entendre parler de politique. Le courant disait que la pièce parlait beaucoup de politique », estime Benoît Lagrandeur.

Ce dernier est toutefois très satisfait de la réaction du public. « Les réactions ont été des plus positives. J’ai été également énormément surpris par le fait que les jeunes ont adoré ça. C’est peut-être à cause du côté excessif du personnage de Solange Speilmann (Louise Laprade) et de ses revendications à faire attention à nos blessures et à celles des autres. Ça leur parlait beaucoup. »

Le codirecteur général et directeur artistique de La Rubrique a aussi eu le bonheur d’apprendre qu’un théâtre de la métropole québécoise allait présenter la pièce.

« On va faire partie de la programmation de la saison 2019-2020 d’un théâtre de Montréal. On s’installe vraiment dans un théâtre au cours du printemps pour une quinzaine de représentations. C’est très très bien. Ça arrive à l’occasion, peut-être une fois aux cinq ans, qu’on sort et qu’on se promène. »

Il espère que cette occasion ouvrira la porte à d’autres invitations. « Les diffuseurs se rendent rarement en région pour voir une pièce. Comme elle sera présentée à Montréal, ils pourront la voir et peut-être que ça nous permettra de recevoir d’autres invitations. »

D’ici là, La Rubrique se concentre sur L’Ogre, une coproduction avec le Théâtre de la Tortue Noire qui sera présentée dans le cadre du Festival international des arts de la marionnette à Saguenay en juillet, mais aussi en avant-première à la fin avril.

Le processus d’écriture est également amorcé pour la production de l’an prochain. « Un auteur est en résidence à La Rubrique actuellement. Le texte est en écriture. Ce sera une production entièrement régionale », affirme-t-il, sans vouloir identifier l’auteur.

La production devrait être présentée quelque part au printemps 2020.