Denis Turbide, président du C.A., et Pierre Tremblay, directeur général de l’École de musique de Chicoutimi, présentent un premier bilan financier excédentaire depuis quelques années.

Bilan de l'école de musique: les administrateurs se réjouissent

Les nouveaux dirigeants de l’École de musique de Chicoutimi ont toutes les raisons de se réjouir. L’établissement dégage un surplus budgétaire et enregistre une hausse du nombre d’inscriptions. Un bilan 2017-2018 qui permet de tourner la page sur quelques années plus difficiles.

Le dernier bilan est des plus positifs pour l’organisation qui tiendra son assemblée générale annuelle le 6 novembre à 19 h. Le surplus enregistré pour la dernière année d’activité est de 11 008 $. En 2016-2017, l’École de musique de Chicoutimi enregistrait un déficit de 13 765 $. En 2015-2016, le déficit s’élevait à 21 863 $. En 2014-2015, il était de 17 091 $. Le dernier surplus de l’organisation, qui s’élève à 1685 $, avait été enregistré en 2012-2013.

« On est content du bilan positif. Le défi était grand, mais on l’a relevé haut la main. C’est aussi grâce aux membres du C.A. qui m’ont soutenu dans mes nouvelles tâches », affirme Pierre Tremblay, directeur général de l’école de musique de Chicoutimi, officiellement en poste depuis juin dernier après un an d’intérim.

Le nombre d’élèves est quant à lui passé de 495 en 2016-2017 à 601 en 2017-2018.

« C’est une belle augmentation », affirme le directeur général.

Pour parvenir à ces résultats, les membres du C.A. et la direction de l’école ont innové. Ils ont notamment diversifié la gamme de cours et d’ateliers offerts afin d’élargir la clientèle.

Denis Turbide, président du C.A. et Pierre Tremblay, directeur général de l’École de musique de Chicoutimi, présentent un premier bilan financier excédentaire depuis quelques années.

« Il a fallu aller chercher les aînés et les tout-petits », confirme Denis Turbide, président du C.A. « La musique peut être accessible à beaucoup de gens. On peut aller voir au-delà des 12 à 60 ans. »

L’École de musique de Chicoutimi offrira notamment des cours d’éveil musical aux bambins de 18 mois à deux ans à compter de janvier, une première en région. « L’intérêt est là. On pense ouvrir un deuxième groupe puisque le nombre de places est limité », explique Pierre Tremblay.

Depuis l’automne, des ateliers lyriques offerts en collaboration avec le Conservatoire de musique de Saguenay sont aussi proposés. « On offre un cours par mois. On présentera l’Opéra Didon et Énée en fin de saison, mais tout est fait dans un but pédagogique », confirme Pierre Tremblay.

L’École de musique effectue également des démarches auprès de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay afin d’offrir des ateliers et des cours en parascolaire. « Les écoles n’offrent plus de cours. Il y a un vide. On établit des partenariats avec les écoles », affirme Denis Turbide, qui souligne que le nombre d’inscriptions aux activités musicales parascolaires est en hausse. « On est proactifs. C’est nouveau pour l’École de musique d’effectuer les démarches pour offrir le parascolaire », confirme Denis Turbide.

Les responsables de l’école ne comptent pas s’arrêter là.

« Il ne faut surtout pas baisser les bras. Pour assurer une situation financière saine, il faut aussi voir l’École de musique comme une entreprise. C’est une préoccupation constante. Évidemment, on réinvestit dans notre développement. Notre mission n’est pas de faire des profits, mais de se développer et d’offrir des services », explique Denis Turbide qui souligne le travail des administrations précédentes.

Au cours des prochains jours, un nouveau logo sera présenté et le site Web de l’organisation sera amélioré.

« Comme tout OBNL, c’est fragile. On travaille très fort et depuis deux ans, ça s’améliore. Notre offre s’agrandit, on a aussi d’autres projets. C’est clair que l’avenir passe par l’innovation et la créativité. Il faut être attentif à ce que le public veut, élargir nos horizons. On complète une planification stratégique et notre plan triennal dans le but de se positionner pour l’avenir », conclut le président du C.A.

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UN FREIN POUR LE DÉVELOPPEMENT

Les dirigeants de l’École de musique de Chicoutimi sont convaincus que le manque d’espace freine le développement de l’établissement. Leur contrat avec le Cégep de Chicoutimi arrivant à échéance, ils ont bon espoir de voir la situation se régler prochainement. 

Le directeur général et le président du C.A. de l’organisation sont clairs, l’École de musique de Chicoutimi a besoin de locaux plus grands, mieux adaptés et accessibles. 

L’école installée dans les locaux du Cégep de Chicoutimi attend toujours de savoir où elle logera au cours des prochaines années. 

Les dirigeants ont bon espoir d’obtenir des réponses quant à leur avenir d’ici peu, puisque leur contrat avec le Cégep de Chicoutimi prend fin en juin prochain. 

Ils ignorent encore s’ils déménageront ou si leurs locaux seront réaménagés. 

« D’ici là on devrait être fixé. Le dossier est bien vivant et on est convaincu qu’il va aboutir. On sent une volonté réelle de la nouvelle administration de régler le dossier de nous relocaliser de façon permanente », confirme Denis Turbide, président du C.A. 

Dans l’attente

En attendant, les deux intervenants estiment que le manque d’espace freine le développement de l’école qui emploie 27 professeurs. « On est bloqué dans notre progression parce qu’on manque de locaux. C’est une contrainte notamment pour les élèves en Arts études. Les locaux nous imposent des limites. C’est pour ça entre autres qu’on développe des partenariats avec le Conservatoire. »

Des essais sont aussi effectués afin d’offrir des cours numériques. « On a offert des cours à deux ou trois élèves à distance. On aimerait l’implanter comme un service de plus », souligne Pierre Tremblay.