Gros loup

Bande Sonimage: quatre films d'ici promus

La bande Sonimage prend sous son aile quatre courts métrages créés par des réalisateurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Elle en fera la promotion au cours des trois prochaines années, histoire de maximiser les ventes et la diffusion à l’échelle internationale. Entre autres retombées, cette initiative appuyée par le Conseil des arts et des lettres du Québec, ainsi que le Conseil des arts du Canada, leur donnera accès à de nombreux festivals.

Les heureux élus sont Gros Loup (François Harvey), Sur la ligne de crête (Chantale Boulianne), Des hommes à la mer (Alexandre Ruffin) et Saucha (Claudia Chabot). Ils ont été sélectionnés par un comité formé de pairs et ont pour trait commun d’avoir été projetés lors de la dernière édition du festival Regard sur le court métrage au Saguenay.

« Dans la région, 95 % des cinéastes ne sont pas familiers avec le travail lié à la distribution d’un film. C’est une démarche qui coûte des sous, en plus, ce qui représente l’une des choses que nous assumons. Nous prenons les films en charge et l’objectif est qu’ils soient vus, ce qui s’ajoute à notre gamme de services », a décrit la coordonnatrice, Caroline Gagnon, au cours d’une entrevue accordée au Quotidien.

Pour mesurer l’impact du soutien accordé par La bande Sonimage, il suffit d’examiner les retombées générées depuis que ce projet a été lancé, il y a un an. Les courts métrages qui avaient été choisis, DESTRIER, Terres Rompues, Qu’en ce jour je meure et Le silence fait peur aux brutes, ont été vus en Louisiane, à Prague, à Vladivostok, à Barcelone et à Lisbonne, toujours dans le cadre de festivals.

« La première année est la plus importante dans la vie d’un film. Il faut monter une stratégie en tenant compte de facteurs comme la vocation des festivals, ainsi que leur désir, ou non, de présenter des primeurs à l’échelle nationale ou internationale. Ça demande une longue recherche parce que des festivals, il y en a des milliers. On doit remplir beaucoup de formulaires et si la réponse est positive, on envoie du matériel promotionnel, ainsi que le court métrage », fait observer Caroline Gagnon.

Des hommes à la mer
Sur la ligne de crête

Une belle visibilité

Parmi les belles réussites de la première fournée, elle mentionne la présence de DESTRIER à Barcelone et celle des quatre films de cette cuvée au festival Cinema on the Bayou, tenu en Louisiane. Le moment approche, toutefois, où leur carrière dans les festivals sera terminée. Il faudra alors miser sur Internet et la télévision afin d’élargir leur public.

Pour revenir aux quatre films sélectionnés récemment, ils possèdent un potentiel de diffusion qui justifie les efforts déployés par La bande Sonimage. Gros Loup, un documentaire portant sur un adepte de la chasse à l’orignal, comporte des traits d’humour, ainsi qu’une touche d’exotisme qui pourrait l’aider à l’étranger. Quant à l’esthétique épurée du film d’animation Sur la ligne de crête, elle fait vivre une expérience différente, ce qui est aussi le cas de Saucha, où on entre dans la tête d’une danseuse.

De son côté, le petit dernier d’Alexandre Ruffin, Des hommes à la mer, prend la forme d’un docufiction. « Ça parle d’un homme dont le fils est disparu en mer et qui décide de passer à autre chose », résume Caroline Gagnon. Preuve que les choses vont vite au cinéma, elle révèle que l’un des courts métrages, celui de Chantale Boulianne, rayonne déjà à l’international. On l’a en effet projeté à Madagascar, peu de temps après son passage à Regard.

Saucha