Randy Bachman.

Bachman, sur scène et à la radio

CHRONIQUE / La présence de Randy Bachman sur la Zone portuaire de Chicoutimi, le 3 août, me réjouit à plus d’un titre. Je n’ai qu’à regarder mes vinyles des Guess Who et de Bachman Turner Overdrive pour réaliser à quel point sa musique a été présente dans ma vie. Je serai donc heureux d’assister à ce spectacle qui servira de prélude au Festival international des Rythmes du Monde. Juste d’entendre Taking Care Of Business, ça va faire ma journée.

Je ne suis pas inquiet pour la performance du Manitobain, eu égard au DVD qu’il a enregistré avec son vieux complice des Guess Who, Burton Cummings. Comme le montre First Time Around, une production qui remonte à 2006, ces vétérans ont su se ménager, au lieu de s’abîmer comme tant de leurs collègues. Ils n’ont pas besoin d’embaucher des chanteurs plus jeunes, à la voix plus fraîche, pour rendre justice à leurs classiques.

Parlant de voix, l’autre raison qui m’aurait poussé à assister au spectacle, même sans le couvrir, tient à l’émission de radio Randy Bachman’s Vinyl Tap. Elle est diffusée depuis plusieurs années à la CBC. On peut l’entendre le samedi, de 19h à 21h, ainsi que le vendredi, à compter 23h, et même ceux qui ne maîtrisent pas l’anglais y trouveraient leur compte.

L’homme possède une voix taillée sur mesure pour ce médium, en effet. Elle est bien ronde, tantôt enjouée, tantôt enveloppante. Et si on comprend ce qu’il raconte, c’est encore mieux. Souvent liées par un thème choisi par les auditeurs, les chansons figurant au programme lui inspirent maintes anecdotes qu’il n’a pas trouvées dans des livres. Ce sont ses souvenirs à lui, mettant en scène des artistes légendaires.

La semaine dernière, par exemple, il a été question d’un concert présenté dans l’ancien Forum de Los Angeles, au début des années 1970. La tête d’affiche était le groupe Creedence Clearwater Revival dont, justement, on allait entendre un succès. Dans une veine différente, Randy Bachman a présenté une série d’émissions où, guitare en mains, il avait décrit les différentes techniques utilisées pour créer des chansons. C’était comme une radiographie, mais avec le côté relax d’une soirée au coin du feu.

Bien qu’on l’associe au rock, sa culture musicale est impressionnante. De Louis Jordan au hip-hop, du blues rural au new wave, on a le sentiment qu’aucun artiste, aucun mode d’expression, ne lui sont étrangers. Écouter son émission, c’est s’ouvrir les oreilles pour la peine.