Steve Laplante, David Boutin et Isabelle Brouillette font partie de la distribution de Baby-sitter, une pièce de Catherine Léger pendant laquelle un homme ayant perdu son emploi à la suite d’une blague sexiste en vient à se dire féministe.

«Baby-sitter»: la comédie qui bouscule les idées reçues

Un homme perd son emploi pour cause de blague sexiste. Sa blonde doit retourner au travail afin de garder le ménage à flot pendant que le nouveau chômeur se découvre une conscience féministe à force de discuter avec son frère, qui l’a engagé dans un processus d’écriture fondé sur sa mésaventure. Tel est le contexte de Baby-sitter, une production du Théâtre Catfight présentée les 12 et 13 avril à 20h, à la Salle Desjardins-Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini, puis à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière.

Il s’agit d’une comédie, mais avec quelques ressorts dramatiques auxquels les comédiens David Boutin, Steve Laplante, Victoria Diamond et Isabelle Brouillette feront écho. Fait à signaler, le groupe est demeuré inchangé depuis la première représentation donnée il y a un an, à La Licorne. Le texte de Catherine Léger a repris vie quelques mois plus tard à Québec, de même qu’en région, à la faveur de deux tournées. Notons aussi que d’autres sorties sont prévues pour l’automne, toujours à l’extérieur de Montréal.

«Ce succès découle du fait que la pièce est très intelligente. Sans faire le procès des hommes ni des femmes, elle confronte avec humour certaines idées qu’entretiennent les gens», a relevé Isabelle Brouillette il y a quelques jours, à l’occasion d’une entrevue téléphonique accordée au journal. Évoluant dans un décor dépouillé, elle et ses camarades ont beaucoup de plaisir à camper des personnages qui, chacun à sa manière, reflètent les travers de notre époque. C’est le cas, entre autres, de la baby-sitter évoquée dans le titre, à laquelle Victoria Diamond prête ses traits.

«Ce super pétard de 20 ans transforme les autres d’une manière qu’on n’imagine pas. L’auteur met en relief plein de clichés avant de les désamorcer. Les gars de disent féministes, par exemple, alors que c’est une façon de se montrer paternalistes. Quant à Nadine, elle a un post-partum, mais plus la pièce avance et plus elle évolue, ce qui me procure beaucoup de plaisir en tant qu’interprète. Je nous trouve chanceux, aussi, parce que la distribution est restée la même. C’est ainsi que dès la reprise du spectacle, il y a quelques jours, nous avons été efficaces», affirme la comédienne.

Jouer la comédie n’est pas simple, cependant, surtout lorsque le texte est bien troussé. «Ça demande du rythme. Il y a plein de dialogues et personne ne peut se permettre d’être négligent ou paresseux. En ski alpin, ce serait l’équivalent de descendre une piste ‘’expert’’», fait observer Isabelle Brouillette, qui est revenue au théâtre il y a deux ans, après avoir participé à de nombreuses séries télévisées.