Yves P. Pelletier incarne monsieur Caron dans son spectacle Moi? Il se rend dans la foule pour trouver une figurante et c’est ma mère, Guylaine Gaudreault, qu’il a choisie jeudi soir.

Aucun tabou pour Yves P. Pelletier

Comme plusieurs d’entre vous, l’un de mes personnages préférés incarnés par Yves P. Pelletier est sans doute Monsieur Caron en robe de chambre et en pantoufles. L’humoriste se plaît à dire que maintenant, ce genre de gag n’est plus de la moquerie envers les personnes âgées, mais bien de l’autodérision.

Bon, à le voir sauter, courir et se changer de costume à la vitesse de l’éclair sur scène, on doute que l’ancien de RBO soit prêt à déménager sous peu dans une résidence pour retraités. Il demeure que Monsieur Caron, dans son numéro, a besoin d’un volontaire pour lui lire les questions d’un sondage auquel il doit répondre. 

Vous savez, quand on est journaliste, on s’assoit souvent dans la première rangée, question de pouvoir prendre des photos et de ne pas se laisser distraire par les bruits de la salle. Ma mère avait gentiment accepté de m’accompagner au spectacle Moi ? d’Yves P. Pelletier, jeudi soir, à la salle de spectacle Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini. Commencez-vous à voir où je veux en venir ? 

C’est ma petite maman, que Monsieur Caron appelait Guylain au lieu de Guylaine, qui est montée sur scène avec lui. Non, je vous promets que ce n’est pas arrangé avec le gars des vues. 

La religion, un sujet épineux

Ce qui est remarquable avec Yves P. Pelletier, c’est que n’importe quel sujet n’est jamais assez tabou pour faire partie d’un numéro d’humour. Il parle d’intimidation, de négligence des personnes âgées et du petit Jérémy entre autres sujets. Il ose même se moquer de la religion.

Le Lavallois prend la chance de le faire, mais avec une note d’absurdité et ses numéros sont loin d’être déplacés. Son humour à lui ne vise pas à choquer ou à faire réagir, mais simplement à dilater la rate. 

Références locales 

Monter sur scène loin de chez lui n’est pas un défi pour Yves P. Pelletier, qui réussit à changer un nom de ville ou de bar dans son texte afin de toucher les gens auxquels il s’adresse. Il a fait référence au Vox populaire, au Festival western, à Sainte-Jeanne-d’Arc et à Saint-Méthode, notamment, signe qu’il a étudié sa carte géographique avant de se rendre à Dolbeau-Mistassini.

Le spectacle s’est terminé par une ovation debout bien méritée pour cet amoureux de la langue française qui sait si bien s’amuser avec les mots et les expressions courantes. 

Yves P. Pelletier présente son one man show à la salle Michel-Côté d’Alma vendredi, puis au Théâtre Banque Nationale de Saguenay samedi.