Diffusion Saguenay présentait Showman – Il était une fois Anthony Kavanagh au Théâtre Banque Nationale jeudi soir.

Anthony Kavanagh, plus en forme que jamais

Après un long moment d’absence, c’est un Anthony Kavanagh déjanté et plein d’énergie qui présentait à Chicoutimi son one-man-show Showman — Il était une fois Anthony Kavanagh, jeudi soir. Une nouvelle mouture dans laquelle l’humoriste a littéralement fait du Théâtre Banque Nationale son terrain de jeux.

Ne faisant pas les choses comme les autres, il a amorcé son spectacle par une entrée digne d’une véritable rock star avec son veston à paillettes et l’acclamation d’un public d’âge mûr. Sans attendre, il a fait part de son enthousiasme d’être au Saguenay, loin du trafic et de ces « foutus Montréalais », avant de cocher une liste imaginaire et d’ajouter « faire semblant d’aimer la campagne : fait ! ». On y apprend d’ailleurs qu’il aurait été conçu au Lac-Saint-Jean par ses géniteurs, avant qu’ils n’emménagent dans la métropole.

Diffusion Saguenay présentait Showman – Il était une fois Anthony Kavanagh au Théâtre Banque Nationale, jeudi soir.

Vétéran
Possédant plus de 25 ans d’expérience sous la ceinture tant en France qu’au Canada, Anthony Kavanagh a rapidement instauré une complicité avec les Saguenéens, parvenant même à arracher des fous rires en interprétant son maintenant célèbre numéro des Sentinelles de l’air. Nul doute que l’humoriste est comme un poisson dans l’eau, lui qui dit avoir « attrapé le virus de la scène dès ses 14 ans ». Fort de son rôle de vétéran en humour, c’est donc sans surprise qu’il en profite pour nous éduquer sur les règles à suivre pour écrire un one-man-show qui rapporte. Parce qu’un humoriste qui a du succès, « c’est un gars riche qui fait rire les pauvres. Sinon, c’est juste un vieux mononcle qui fait rire personne ».

Rodé au quart de tour
En tournée dans tout le Québec avec son spectacle Showman, Anthony Kavanagh s’avère un excellent raconteur avec son rythme effréné et une livraison sans faille. Danse, imitations, chants et même beatbox, tous les artifices étaient de la partie pour impressionner. Peut-être même trop. On sent l’humoriste soucieux de plaire pour son grand retour au Québec et ça se voit avec une mise en scène lourde de détails, d’effets spéciaux et d’un concept parfois décousu. Dès le départ, il fait comprendre qu’il est décédé sur scène en pleine tournée au Saguenay et de là, il parle de son expérience de vie, de sa jeunesse et ça finit par partir dans tous les sens. Malgré un concept qui aurait avantage à être allégé, le spectacle reste sympathique... comme les habitants de la région.

Anthony Kavanagh sera à la Salle Desjardins Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini vendredi et à la Salle Michel-Côté d’Alma samedi.