Annie Dufresne sera de passage à Chicoutimi et Jonquière, les 24 et 25 janvier.

Annie Dufresne: la fille «pas tranquille»

Lorsqu’on fouille bien, il y a toujours, ou presque, une touche saguenéenne ou jeannoise aux projets des artistes québécois. Le nouvel album d’Annie Dufresne, La Révolution pas tranquille, est d’ailleurs un clin d’oeil à l’expression qu’employait Fred St-Gelais lorsqu’il croisait la chanteuse. Et Annie Dufresne est plus que ravie de venir faire son tour cette semaine, à Chicoutimi et à Jonquière.

« Il y a du gros calibre de talent musical chez vous. On dirait qu’il y a toujours une petite touche du Saguenay-Lac-Saint-Jean dans l’univers musical québécois ! Ça fait longtemps que je ne suis pas allée au Lac ou au Saguenay et j’ai vraiment hâte », a affirmé Annie Dufresne, lors d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien, la semaine dernière.

Le nom de son nouvel album, La Révolution pas tranquille, a été inspiré par l’expression que lui lançait le musicien Fred St-Gelais, lorsqu’il l’a croisait en enregistrement. « Il me disait : tiens, c’est Annie Dufresne et sa gang de filles pas tranquilles ! Je trouvais ça bien drôle et on m’a dit que c’était une expression typique de chez vous. J’adore ça et je lui ai demandé si je pouvais lui emprunter pour le titre de mon album », a lancé la chanteuse et comédienne, qui sera de passage au Cabaret des artistes, le 25 janvier, à Chicoutimi.

La veille, elle sera au Palais des sports de Jonquière, avec la gang des 4 Chevaliers. Ceux qui font la tournée des terrains de balle tout au long de l’été pour animer des parties de baseball à travers le Québec font maintenant de même en hiver, dans les arénas. Ce sera le cas à Jonquière, le 24 janvier.

« On débarque dans les arénas avec nos personnages tels qu’Hubert Lenoir, les princesses de Disney et P.K. Subban, pour ne nommer que ceux-là ! C’est vraiment un gros party et on espère que les gens seront au rendez-vous », a souligné Annie Dufresne.

Le lendemain, au Cabaret des artistes, ce sera pour présenter les pièces de son nouvel album. C’est accompagnée de son groupe de filles Les Raymondes, qu’Annie Dufresne montera sur scène.

La Révolution pas tranquille est le quatrième album rock de la chanteuse et le septième au total, elle qui a débuté sa carrière musicale avec des disques plus électros. « Je fête tout de même ma 30e année de carrière, ça va vite ! », a souligné la mère de deux jeunes enfants, qui a quelque peu délaissé son métier de comédienne pour se consacrer à ses petits et à sa musique, au cours des dernières années.

Plutôt punk rock, son plus récent album propose toutefois une pièce country, St-Tite au grand galop, qui connaît un franc succès.

« Je l’ai écrite un peu à la blague, mais les gens la trouvent drôle et bonne alors je suis absolument comblée ! On m’avait invitée l’an dernier au Festival de Saint-Tite et l’équipe m’avait dit que ça allait devenir leur hymne », a raconté la chanteuse, en riant.

Cette inspiration country n’est pas un hasard de la vie. « J’ai grandi dans un rang, dans le coin de Québec. Ma famille ‘tripait’ sur le country, mais j’étais plus une adolescente rebelle punk rock. Je me disais que je ne ferais jamais de country, mais le naturel revient toujours au galop ! », a souligné Annie Dufresne.

Sa chanson, qui tourne sur les ondes d’une cinquantaine de radios à travers le Canada, dont au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, se classe au 9e rang du palmarès Stingray country.

« Le country, au Québec, est très présent. C’est un cercle assez fermé, mais un coup que les amateurs nous acceptent, c’est vraiment une belle grosse gang », note-t-elle.

« Je suis vraiment fière de la réception de l’album, les gens sont agréablement surpris et ça me ressemble », a ajouté la chanteuse, qui sera accompagnée sur scène par Nathalie Chartrand, Isabelle Dussault et Marie-Philippe Tibeault-Desbiens.

Et son métier de comédienne, dans tout ça ?

« Pour le moment, je suis pas mal occupée avec la famille et la musique, mais disons que si l’équipe de la série Les pays d’en haut m’appelle, je ne dirais pas non. Surtout que je serais capable de faire mes propres cascades à cheval », a affirmé Annie Dufresne, ajoutant qu’elle aimerait beaucoup jouer dans un film d’action.

« Je rêve d’un Tomb Raider québécois », a confié la sympathique artiste.